‹ Histoire des sources du droit romainChapitre 85 sur 147 · L'achat d'un fond de terre appartenant au fisc en vue · texte numérisé non relu

L'achat d'un fond de terre appartenant au fisc en vue

d'y établir un escalier pour se rendre à un tombeau est (242) constaté par une inscription sur pierre (4).

8. Une inscription sur pierre nous rapporte un contrat contrat Wto-is littéral [transcriplio nominis a persona in personam) et le payement fait à cette occasion (5).

9. Une leœ horreorum^ gravée sur une table de marbre Lexhorreonm découverte à Rome en 1885, énumère les conditions apposées à la location des greniers impériaux (6). On a trouvé

aussi quelques avis à louer sans indications des conditions; ils sont écrits à l'encre ou à la couleur sur des murs (7).

10. Parmi les testaments qui nous sont parvenus, le plus important est celui de Dasumius fait en l'année 108

Teslnmenl de Dnsiiniius.

(1) Bruns, Fontes, 5* éd., p. 2G2.

(2) Millheilungcn aus der Saminlung dcr Papijri Frziierzoçj Rainer, 1887 et suiv.

(.3) Aegypiische Urhunden aus der Kgl. Musecn zu Berlin. Griochische Urkundon, Heft 1 à 5. 1892, 18!)3.

(4) C. /. L., VI, 2, n. 1(123.3; Bruns (Mominscn), Foutes, 5* éd., p. 262.

(5) C. /. L., XIV, n. 3471 ; Bruns, Fontes, 5* éd., p. 2!)l , reproduit les explications do Mommsen. P. -F. Girard, op. cit., p. 721. ^

(G) Bruns, p. 270. P. -F. Girard, p. 72.'j.

(7) r. /. /.., IV, n. 13S. 807. Il3(i; Bruns, j.. 271.

C'est une inscription sur marbre dont deux fragments ont été trouvés, en 1820 et 1830, près de Rome; ces fragments ne contiennent qu'une faible partie du milieu des lignes. Cependant, tels quMls sont, ces débris ont permis de deviner, dans une certaine mesure, la suite des idées; les savants modernes sont parvenus à restituer le texte Testament perdu (1). Lc tcstamcnt d'un Gaulois, rédigé probablement '" '^"'"- au premier siècle de l'ère chrétienne, nous a été conserve d'une façon plus complète dans un manuscrit de Bâle du dixième siècle ; c'est certainement la copie d'une inscription (2). Des inscriptions nous ont transmis des clauses de quelques autres testaments (3) ; nous avons même un codicille de l'année 175 (4).

11. On trouve sur des inscriptions tumulaires deux éloges funèbres d'un réel intérêt pour le jurisconsulte par les allusions qu'ils contiennent à la situation et aux droits du mort. Ils ne nous sont parvenus l'un et l'autre que par

Lau,a.o Turiae. fragments. L'uu , celui de Turia, a été composé par son mari, en l'année 746 à 752 de Rome (5). L'autre, celui de £"S Murdia, est du premier siècle après Jésus-Christ et est ^2437' l'œuvre du fils de la morte (6).

12. Certaines inscriptions nous donnent des renseignements sur la situation juridique des associations (7).

m C I L VI 2 n. 10229; Bruns, Fontes, 5' éd., p. 292; cf. Rudorfif, Zeitschrifl fur geschichtliche Rechtswissenschafl, XII, 301 et suiv. P.-F. Gi-

^^mKiessllng^Anecdola Basileensia, 1863; Hùbner , Annali delV Isliluto, XXXVI, 1864, p. 200 et suiv.; Huschke, Multa, p. 305 et suiv.; Bruns, op.

"lï) Brun's, p. 300; voy., en outre, C. 7. L., X. n. 114. XIV, n. 29-34.

(4) C / L X, n. 7457; Bruns, Fontes, h' éd., p. 301.

(5) Mommsen, Abhandlungen der Berliner Akademie , 1863, p. 455 et s.; et. zeitschrifl fur Rechlsgeschichle , V (1860), p. 163 et suiv et ibiri., ex- "'/',; ., ir«afc,ii«-r / î VI n. 1527; Bruns, Fontes, plications de Huschke, p. I6b et suiv., C. /. L., \i, n. lo., , .' . ,. „^ 5- éd.. p. 503, ne donne que les parties qui ofifrent quelque intérêt juridique. P,-F. Girard, op. cit., p. 701.

(6^ C 7 L VI n. 10230; Bruns, p. 305 ; Rudorff, Abhandlungen der Berliner Akademie, 4868, p. 217 et suiv.; et Zeitschrift fur Rechtsgeschichte, IX (1870), p. 287 et suiv. P.-F. Girard, op. cit., p. 703.

(7) Bruns, Fontes, b' éd., p. 315 et suiv. Il a été question ci-dessus, p. 318.

STATUTS DE COLLÈGES. TABLES d'hOSPITALITÉ. 325

Ainsi , un statut de l'année 133 (1) est relatif à un collège funéraire de Lanuvium ; un décret de l'année 153 à une association funéraire romaine, le collegium Aesculapii et Hygiae (2). D'autres inscriptions concernent un collegium militum (3), un collegium Sylvani (4), un collège d'ouvriers en ivoire (5) ; une inscription mutilée renferme une lex aquae, qui était sans doute le statut d'une association de foulons (6).

13. Des contrats d'hospitalité sont inscrits sur des tesserae hospitales (7).

14. On doit encore citer, comme n'étant pas dépourvues d'intérêt pour le jurisconsulte, des promesses de récompense à ceux qui rapporteraient des choses perdues ou volées ou qui ramèneraient des esclaves|fugitifs (8).

Collège ~ de Lanuvium, d'Esculape, etc.

Tesserae hospitales.

§ 30. — Ecrits des jurisconsultes.

Les écrits des jurisconsultes nous sont parvenus sous deux formes : tantôt ils font partie intégrante des coiûpilations de l'époque postérieure, tantôt on les trouve à l'état d'œuvre isolée. Nous allons nous occuper de ces derniers (9); il sera question plus loin des fragments qui figurent dans les recueils du Bas-Empire.

de la dissolution dune association funéraire dans un des actes de Transylvanie,

(1) C. 1. L., XIV, n. 2112. P,-F. Girard; op. cit., p. 735.

(2) C. /. L., VI, n. 10234.

(3) C. /. L., VIU, n. 2557.

(5) Zeitschrifl der Savignii-Sliflung, XI, 72 et suiv.; XII, 138 et suiv.

(C) C. I. L., VI, n. 102[)«; cf. RuûoiJS, Zeitschrifl fur gpschirhUiche lîcchtswisseiL-ichafl, XV, 203 et suiv.; Momiiisen , ibid. , p. 345 et suiv. ; Iluschkc, Multu, p. 533, et, en sens contraire. Momnisen, dans Bruns, Fontes, 5* éd., p. .322.

(7) Mruns, p. 31 'i, (<ii donne 'deux dos plus anciennes ;'i litre d'oxcni))les. r.-F. Girard, op. cil., p. 73.S. I(crl;inf,'.i. /•;/ inie.vo broiice de Italien, p. 278 et suiv.

(8) Bruns, p. 273. P. -F. GirnrtI, op. cit., p. 730,

Cl) i-niirriin I i In; , r< nii juris ,i)ilej)ii>liniiirii, édit. Knigor, Moninison, Slu-

Institules de Gaiua.

1. Les Institutiones de Gaius n'ont été connues jusqu'au commencement de ce siècle que par des extraits contenus dans divers ouvrages, en particulier dans les compilations de Justinien (1) et par un abrégé inséré dans la lex Romana (244) Wisigothorum (2). En l'année 1816, l'historien allemand Niebuhr découvrit dans la bibliothèque du chapitre de Vérone un manuscrit palimpseste où l'œuvre de Gaius se cachait sous une copie du sixième siècle des Epistulae et des Polemica de saint Jérôme. Une feuille de ce manuscrit contenant les §§ 134 à 144 du quatrième livre, en avait été détachée avant qu'on y eut transcrit les œuvres de saint Jérôme ; Scipion Maffei en publia le texte dès le milieu du dix-huitième siècle; mais cette publication était restée inaperçue des jurisconsultes jusqu'à ce que Haubold, en 1816, l'eut insérée dans un programme de l'Université de Leipzig (3). Le palimpseste découvert par Niebuhr fut déchiffré dans les années qui suivirent, par J. F.-L. Gœschen; Immanuel Bekker et Bethmann-HoUweg l'aidèrent dans une certaine mesure à mener à bonne fin cette tâche difficile ; leurs travaux aboutirent à l'édition des lustitutes de 1820. Une revision du texte faite par Fr. Bluhme, dans les deux années suivantes, donna un certain nombre de leçons nouvelles (4) ; mais ce savant eut le tort d'employer des réactifs mal composés; le manuscrit en souffrit; les passages les

demund, vol. I«, 1891; II, 1878-, III, 1890. — Uuschke, Jurispriidenlia antejuslinianea, 5* édit., 1886. P.-F. Girard, Textes de droit romain, 1890. Faisons remarquer, au sujet de la plupart des écrits cités dans ce paragraphe, que M. Girard ne s'est pas contenté d'en donner le texte ; il l'a fait précéder d'excellentes notices auxquelles nous renvoyons le lecteur une fois pour toutes.

(1) En dehors du Digeste et des Institutes de Justinien , ces extraits se trouvent surtout dans la Collalio, dans Priscien et dans Boéce. On en a tiré certains mots pour les vocabulaires grecs-latins, comme l'a montré Rudorff, Uebcr die lexicalen Kxcerple ans den Inslilutionen des Gajus, 186G {Abhandlungen der Brrliner Akademie, 1805, p. 323 et suiv.).

(2) Voir ci-dessous, g AO.

(3) Ce programme est reproduit dans Haubold, OpuscnUi, II, p. 237 cl suiv.

(4) L'original de la collation se perdit avant d'avoir été utilisé; cf. Bluhme, Zcilschr. fur Rcclilsycschidite, III. p. 446 et suiv.

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