‹ Histoire des systèmes économiques et socialistes (volume 3)Chapitre 50 sur 220 · II. — LA DTNAMIQDB ÉCONOMIQUE DB MALTHUS IM · texte numérisé non relu

II. — LA DTNAMIQDB ÉCONOMIQUE DB MALTHUS IM

•tnainte morale, bien que son influence soit plus grands aujourd'hui, n'agit encore que d'une manière très insuffisante sur les hommes (1). »

Et ailleurs : a En jetant les yeux sar Tétat de la société^ dans des périodes antérieures, écrit-il encore, je puis dire avec assurance que les maux résultant du principe de population ont plutôt diminué qu'augmenté, quoiqu'on en ignorât la cause. Si donc nous nous li*vrons à Tespérance de voir cette ignorance dissipée, il n'est pas déraisonnable de s'attendre à voir aussi ces maux diminuer de plus en plus. » Si la perspective que nous offre l'avenir, ajoute-'t-il, à l'égard des maux produits par le principe de population, n'est pas aussi brillante que nous pouvons le désirer, il s'en faut cependant beaucoup qu'elle soit tout à fait lente et décourageante, et je ne pense pas qu'elle nous interdise Tespérance de quelques améliorations lentes ei graduelles i^{^. 578).

La progression empirique des subsistances ne suffira pas non plus à rassurer la pensée de Mallhus.

Nous pouvons essayer d'évaluer par exemple la masse des aliments végétaux destinés à l'homme et produits en Belgique en 1846, en 1880, en 1895 d'après les données des recensements agricoles, et en l'exprimant d'après des coefficients admis en équivalents de froment : la masse alimentaire totale, déduction faite de 10 0/0 pour les semences, représente en kilos de froment :

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