‹ Histoire des systèmes économiques et socialistes (volume 3)Chapitre 54 sur 220 · II. — LA DYNAMIQUE ÉCONOMIQUB DE MALTHOS · texte numérisé non relu

II. — LA DYNAMIQUE ÉCONOMIQUB DE MALTHOS

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Les animaux qui nous fournissent une partie de la subsistance sont les intermédiaires entre nous et les végétaux alimentaires : à leur tour, les plantes sont dés intermédiaires entre le milieu physique et nous.

Elles empruntent à l'atmosphère les éléments des principes immédiats que les animaux et l'homme consomment; elles empruntent au sol leurs éléments miné*- -raux ; le retour périodique de la végétation implique le -retour incessant de l'équilibre entre les éléments de Tatmosphère et ceux du sol : c'est ainsi que la loi de resti" 4uiwn au sol des substances minérales absorbées par les <v^étauz, est la condition fondamentale d'un équilibre permanent entre une population humaine donnée et les subsistances (Liebig, Lois naturelles de l*agriculiurey irad. fr. 1862, p. 103 et suiv. Pierre Leroux entrevit cette loi dans Malihus et des Economistes y 1848, p. 220 sons l'influence de Liebig (Lettres sur la chimie, 1840) et omt à tort qu'elle suffisait à résoudre, le problème de la population. Garey l'emprunte aussi à Liebig {Science so-eiale, 1). Des savaats modernes montreront la difficulté de l'application du principe de restitution grandissant -avec la concentration de la population dans les villes : Dusart et Proost, Peetermann, Masson, Congrès interna» tUmal d* agriculture^ La Haye, 1891. — Babut Dumarës, Remède à la situation agricole de la Belgique ^ 1884.

En partant de cette loi fondamentale et inflexible de réquilibre mobile de la vie, et en se fondant sur les lois de la chimie agricole et de la physiologie végétale, on s'appliquera à faire reculer les limites de la productivité du sol par la diffusion générale des engrais chimiques, par la fixation directe de l'azote (G. Ville) et le processus

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de nitrification (Berthelol, Hellriegel, Wilfarth) ou par Tensemble des procédés scientifiques de la grande culture. Georges Ville, Le propriétaire et sa ferme délaissée^ 1884. Proost, la Crise agricole, 1885. L. GTBXïàQBL\x,V épuisement du sol et les récolteSy 1889. Bourdeau, La conquête du monde végétal, 1893. Filippo Virgilii, // problema agricolo et ravvenire sociale, 1895. Peetermann, Recherches de chimie et de physiologie, 1898. Kautsky, Malthusianismus und Sozialismus, 1884.

Un mot comme celui de Peetermann : F azote à 25 centimes le kilo, c^est la fin de toute misère physiolo^ gique, fait entrevoir les espérances de la science. Cependant les expériences prolongées, fécondes, décisives sur remploi des engrais chimiques, révèlent encore que la fertilité du sol est d'une extensibilité limitée, et n'anéantissent pas la loi du rendement décroissant, pour en faire reculer les effets. Tifper, Bothamsted Eocperi^ ments, 1897. Néanmoins pour «atteindre l'extrême limite, on proposera avec Oppenheimer l'hypothèse de la réalisation dans nos régions, des conditions de productivité des tropiques, au moyen de la culture en serres généralisée (1901).

L'esprit humain s'efforcera de se délivrer de son étreinte, et la puissance du génie moderne nous fait entrevoir la solution pratique du problème de la 83aithès6 totale de Talbumine, remplaçant ainsi définitivement le champ par la fabrique (Meyer, Berthelot). Chose intéressante, l'imagination de l'utopiste aura entrevu les découvertes du génie. R. Owen et Godwin ont eu les paroles prophétiques que voici et qui sont restées inconnues : « La nourriture de l'homme peut être aussi considérée comme un composé d'éléments chimiques, sur les propriétés, les combinaisons desquels la chimie

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