terre
5« terre
heeCol. Ué
heetol.lilé
heetoLblé
heetol.blé
heetol. blé
1 i» phase ....
iOO
On suppose que le prix naturel du travail donné par les habitudes et les mœurs du peuple, par son slan* dard of life^ exprimé par les subsistances nécessaires^ the necessaries of labour^ correspond à 60 hectolitres : une part servira directement à l'alimentation du travailleur, une autre part lui permettra d'acquérir par l'échange les objets manufacturés qu'il consomme.
Sous l'empire de la loi du rendement décroissant, le produit net serait donné par différence.
!'• phase . . .
174 DBOXIÈMB ÉPOQDB. — LA SCIENCE DBS RIOHBSSBS
Il décroîtra donc jusqu'à disparaître pour la dernière terre et la dernière application du capital.
^ La rente en nature sera donnée par l'excédent du produit des terres plus fertiles sur les moins fertiles, elle se dégagera et croîtra relativement à la dernière terre cul-
\ tivée ne produisant pas de rente :
ProgreMion de la rente en nature.
Ire phase 0
2» » iO 0
Si, suivant l'expression de Ricardo, nous nous débarrossons de cette rente en nature^ il nous sera aisé de dégager la loi suivant laquelle le partage du surplus s'opère entre le capital et le travail. C'est ici qu'apparaît l'opposition du salaire et du protlt à laquelle on a donné une place importante dans la théorie de Ricardo. Ricardo ne soutient pas d'une manière générale et absolue que les quantités de richesses recueillies par les deux partageants ne peuvent jamais augmenter çnsemble; ce sont les proportions que Ricardo considère dans le partage : « si le blé est partagé entre le fermier et le travailleur, plus gj^ande sersi la proportion donnée à celuici et moindre sera celle qui restera au premier » (1), ïï est évident que, les proportions du partage restant les mêmes, toute augmentation.de la masse à partager déterminerait l'augmentation absolue et simultanée des parts du capital et du. travail.
Ce qui donne une signification redoutable à l'apposi-
(1) Pnncipes,
m. — LA DYNAMIQUE ÉCONOMIQUE DB RICARDO 175
tioQ du profit et du salaire, c'est qu'il faut la transporter dans révolution économique. C'est la loi du partage dans la conception abstraite d'une dynamique économique déduite elle-même d'une loi physique que nous avons devant nous.
Ce qui reste du produit total, la rente déduite aux différentes phases de la culture, formera la masse à partager. La voici dans nos hypothèses successives :
Fonds des profits et des salaires.
1" phase . . .
Ce fonds décroit suivant la loi de productivité décroissante du sol. Aux phases successives de cette dynamique abstraite nous di\oïi'& considéré les necessaries du travailleur comme représentées par une quantité constante de blè^ 60 hectolitres. Dès lors, non seulement la part relative dvL capital, exprimée en nature, décroîtra progressivement, mais sa part absolue suivra la même décroissance.
Parts absolues en nature.
Désignation des phases
Salaires
ProGts
l'e phase
hectolitres 60 60
heeioliti es
176 DBOXIÈMB ÉPOQUB. — LA SCIBNCB DBS RIOHBSSBS
Si Ton établit les proportions à ces différeates phases, OQ obtient :
Désignation des phases
l'o phase, 5* » .
ToUl à partager
Parts proportionnelles p. 0^^
Sabirm
Profits
Telle est la marche des phénomènes déduite de Topération inflexible d'une cause générale dérivant du milieu physique.
Sans doute, Ricardo reconnaît que la tendance de l'histoire peut être contrariée par l'effort de l'homme ; c'est là la part des causes secondes modifiant l'influence de la cause générale :
c Les profits tendent naturellement à baisser, dit-il, parce que dans le progrès de la société et de la richesse, le surcroît de subsistances nécessaires exige un travail toujours croissant. Cette tendance et, pour mieux dire, cette gravitation des profits est souvent et heureusement arrêtée par le perfectionnement des machines qui aident à la production des choses nécessaires, ainsi que par l'effet des découvertes agronomiques qui nous donnent le moyen d'épargner une partie du travail, et de diminuer ainsi des articles de première nécessité pour la consommation de l'ouvrier. »
Cependant, tel est l'empire des causes générales sur ce grand esprit que la perspective de Tanéantissement du profit au terme de l'évolution est nettement dérou-
Iir. — LA DYNAMIQUE ÉCONOMIQUE OB RIOAROO 177
lée par lui: « Aussitôt que les salaires auront atteint le total de la recette du fermier, il ne pourra plus y avoir d*accuniulation, puisqu'aucun capital ne saurait donner de bénéfice : on n'aura pas besoin alors d'une aug mentation de travail et la population aura atteint son maximum. Bien avant ce terme même, la réduction du profit aura arrêté toute accumulation et la presque totalité des produits du pays, les ouvriers une fois payés^ appartiens dra dinx propriétaires fonciers et aux collecteurs de droits et autres impôts. »
£t maintenant les- Principes considèrent non pas le partage en nature du produit de la terre, mais le partage de la valeur de ce produit entre le capital et le tra- vaii. « Les profits, dit Ricardo (1), on ne peut trop le ré" \ péter, dépendent des salaires, non des salaires nominaux, mais des salaires réels ; non du nombre de livres qui peut être payé annuellement aux travailleurs, mais du nombre de Journées de travail nécessaires pour obtenir ces livres. » La loi dynamique sera la même.
Silam^m^ quantité de travail , 100^ ne donne successivementquelesproduits 100* 90,80, lO^GOyleLvaleurde l'unité de produit représentée par la quantité de travail qu'elle renrernote est successivement : 1, 1,11, 1,25,1,43, 1,66.
Dans la détermination des parts proportionnelles du travail et du capital, nous avons admis, sans altérer en rien ici Tinterprétation de la loi dynamique de Ricardo, que le salaire naturel correspond, aux différentes phases de révolution, à une quantité constante de subsistances, 60 hectolitres de blé. Cette quantité représentera une valeur croissimte, exprimée dans le nombre des unités de travail nécessaires pour l'obtenir. C'est ce que montre le tableau suivant :
(1) Principes, ch. vu, p. 124.
Denis II. 12
478 DEUXIÈME ÉPOQOE. — héL SOIBNCB DES RICHESSES
Désignation
Valear da prodail
A partager
li« phase
Valear da la part
du Iraraii da eapiul
Nous revenons ainsi aux mêmes proportions que dans le partage en nature.
Si, maintenant, nous formons pour chacune des phases de la culture la somme des valeurs des produits recueillis sur les ditïérentes terres, nous pouvons déterminer avec précision les rapports de la rente, du pro6t, du salaire, c'est-à-dire résoudre ce problème que Ricardo s'est posé et qui domine toute la théorie de la répartition, ce qu'il appelle la grande question, c'est-à-dire celle des proportions dans lesquelles je produit total est partagé entre le propriétaire, le capitaliste et le travailleur, et des changements qui s'accomplissent dans ces proportions^ au cours d'une évolution économique dominée par l'opération des causes naturelles qu'il conçoit.
Désif^natioa
Vaienr totale
da prodait
de la rente
da profit
da salaire |
l'e phase (1 terre) . .
2e » (2 terres) . . 3e » (3 » ) . .
li.l