‹ Histoire des systèmes économiques et socialistes (volume 3)Chapitre 71 sur 220 · III. — LÀ DTNAMIQUB ÉCONOMIQUB DIS RICARDO f · texte numérisé non relu

III. — LÀ DTNAMIQUB ÉCONOMIQUB DIS RICARDO f

tme part du produit net de la nation est recueillie par le travailleur, et peut ou être épargnée ou dépensée par lui? ou bien elle peut lui permettre de contribuer à la défense du pays (1). » Cette note n'a pas été reproduite dans l'édition des CEu^es de Rieardo, publiée en 1847 par Guillaumin (2). £t Ton s*étonae que des écrivains modernes aient traduit arec tani de rigueur la pensée^ du célèbre économiste! Il est fort intéressant de signaler dans quelles conditions cette note a été insérée ; l'excellente édition de la correspondance publiée par M. HoUander nous éclaire sur ce point (3).

Mac CuHoch avait publié, dans la Revue éTEdim-^ bourffj en janvier 1820, un article intitulé : Effets fu^ nestes dune tCLxation exothitanie. II y développait cette thèse, que le principe, reproduit tout à Fheure dans le texte de Toeavre de Ricardo^ diaprés lequel toute taxe directe sur les salaires ou sur les subsistances nécessaires du travailleur retombe entièrement sur le chef d'entreprise; ne peut être admise ^avee de très grandes modifica" tians.

€ Le principe qui a été développé par Smith et d'autres économistes, que tout impôt direct sur les salaires ou sur les denrées nécessaires à la subsistance du travailleur retombe entièrement sur son employeur^ ne doit être accueilli qu'avec de très grandes modifications. Excepté dans le rare cas où une demande de travail inusitée con^ court avec Tapplication d'une taxe sur ces nécessités, il

(1) Prineiples, édit. Gonner, p. 336.

(2) Voir p. 318 des Œuvres complètes de Ricardo, traduites par Constancîo et Fonteyraud.

(3) Correspondance de Ricardo et de Mac Culloch^ édU. Hollander, p. 60 et 9. et note.

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est impossible que les salaires s'élèvent dans une pro" portion égale (t). »

. Mac Culloch soutient que le plus souvent il faudra un temps fort long pour que cet effet se produise. « Dans Tétat stationnaire de la société, ou bien là où le capital et la population progressent avec à peu près le même degré de rapidité, le seul moyen d'élever les salaires, c'est de rendre plus efficace T opération du principe de la contrainte morale et de diminuer Je taux d'accroissement de la population. Mais comme ce doit être là l'œuvre du temps, on court le risque extrême de voir les opinions et les habitudes de l'ouvrier subir un changement -dans l'intervalle. » Ce que redoute Mac Culioch, c'est que, sous l'action prolongée des impôts nouveaux, obligeant les travailleurs à économiser, leur, standard oflife ne subisse, à la longue, un abaissement et que VhabitudeX^xxT fasse accepter une situation plus dégradée dans la société.

Dans une lettre du 29 mars 1820 (2), Ricardo discute cet article en priant son disciple de lui signaler les erreurs qu'il rencontrerait dans son raisonnement ; la thèse fondamentale de Ricardo, c'est que ces impôts se répercutent nécessairement sur l'employeur : « Les classes laborieuses, dit-il, ont dans tous les pays le plus grand intérêt à rendre l'offre de travail inférieure à la demande ; mais elles sont les plus heureuses quand les fonds destinés à entretenir le travail, et par conséquent la de^ mande de travail augmentent avec la plus grande rapidité, et que leurs moyens de supporter leurs familles et

(1) Mac Culloch, u Injurious effects of exorbitant taxation i>, janvier 1820, dans Sélections from the Edinburgh Review, éd. Baudry. Paris, 1836, VI, p. 72.

(2) Ed. HOLLANDER, p. 53-60.

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