‹ Histoire des temps modernesChapitre 181 sur 311 · EN · texte numérisé non relu

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Mazarin et la Fronde. — Guerre avec l’Espagne; traité des Pyrénées (16r>9). — Situation de l’Europe en 1661.

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A la mort de Louis XIII comme à celle de Henri IV, la France eut à subir les malheurs d’une minorité. Louis XIV n’avait que cinq ans.

Sa mère, Anne d’Autriche, se fit déférer la régence sans condition parle parlement, malgré le testament deLouis XHI, qui lui adjoignait un conseil, et elle livra l’autorité au cardinal Mazarin. C’était un Italien, né en 1602, d’une ancienne tamille de Sicile, établie à Rome. Envoyé, en 1634, comme nonce en France, il s’était fait remarquer de Richelieu, qui l’avait attaché à sa fortune, et avait obtenu pour lui la pourpre romaine. La reine se confia à ce dépositaire des desseins du grand cardinal, à cet étranger qui ne pouvait avoir en France d’autre intérêt que celui du roi, et elle lui laissa prendre sur elle-même un empire absolu.

L’administration de Richelieu avait eu trop d’ennemis et fait ■ trop de victimes pour qu’on pût, après sa mort, éviter une réaction. Elle éclata en effet. Les prisonniers furent délivrés, les exilés revinrent à la cotir, et Anne d’Autriche parut disposée à leur abandonuer tout. Pensions, indemnités, privilèges, honneurs, il suffisait de demander pour obtenir « Il n’y avait plus, dit le cardinal de Retz, que trois petits mots dans la langue française : La reine est si bonne ! » Béthune, La Châtre, le duc de Beaufort affichaient de hautes prétentions,

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