‹ Histoire des temps modernesChapitre 20 sur 311 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Ëtat de l’Angleterre au milieu du quinzième siècle. — Guerre des deux Roses (1455-1485). — Henri VII Tudor (1485-1509). — Suppression des libertés publiques.

Etat de l’Angleterre nu mlllen da qninclème siècle.

En Angleterre, comme en France , une aristocratie puissante tenait le pouvoir en échec. Mais, au lieu qu’en France la bourgeoisie était l’alliée du roi contre la noblesse féodale, en Angleterre elle s’était unie à la noblesse contre le roi, et la royauté avait été contrainte dès le temps du roi Jean de reconnaître et de proclamer, dans la Grande Charte, des droit.s nationaux. Depuis près de deux siècles, le parlement, composé de deux chambres, la chambre des lords ou chambre haute, et la chambre des communes ou chambre basse, était investi du droit de voter l’impôt, d’en régler la nature, d’en fixer la quotité et d’en surveiller l’emploi ; le roi ne pouvait faire aucune levée de deniers sans son consentement. C’était aussi le parlement qui prononçait sur les questions de succession au trône et de régence, et il ne votait les subsides qu’après que le roi avait satisfait à ses griefs. Il est vrai que ses sessions n’étaient pas encore périodiques, que la cour avait sur ses membres, pris individuellement, une influence considérable ; mais ce grand corps n’en était pas moins regardé comme le gardien sévère des libertés anglaises , et un des deux éléments essentiels de la souveraineté nationale. Les lois nouvelles devaient être approuvées par lui.

La vie et la liberté des particuliers étaient protégées, comme leur fortune, contre les excès de pouvoir ou les erreurs des

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