CHATEAU-TROMPETTE
» Sur le glacis du Château-Trompette , vis-à-vis la » maison de M. Piek, point d'autre difficulté que » d'obtenir du Roi ce terrain , la ville ne possédant » rien de ce côté. »
Telles furent les réflexions de l'architecte Lhote. Sa dernière proposition seulement sourit aux entrepreneurs du Waux-Hall; ils adressèrent, sous la date de juin 1771 , un mémoire au Roi sur l'exécution de ce projet. Nous remarquons dans cet écrit les passages suivants :
« De tous les terrains qui ont été proposés pour la » construction d'une salle de comédie , il paraît que » la partie du glacis qui s'étend depuis vis-à-vis la » rue Mautrec jusqu'à 5 toises de la porte du Cha- » peau-Rouge serait le plus convenable. La dite salle » se trouverait dans une position très heureuse, à » portée de la ville et de deux faubourgs qui pour- » raient passer pour deux grandes villes de pro-
» vince, d'ailleurs bordée d'allées, et sur la prin- » pale entrée une place qui se trouve à la rencontre )) des dites allées et des rues de l'Intendance et des » allées de Tourny, qui ont environ 12 toises de » largeur, ce qui foraierait un espace assez considé- » rable pour avoir tous les débouchés possibles. Le » peu de distance de ce terrain à la rivière, d'où l'on » pourrait avoir de l'eau très-facilement, mettrait » cette salle à l'abri des incendies , qui sont ordinai- » rement la perte de ces sortes d'édifices, et qui en » ont détruit deux dans cette ville depuis trente ans.
» Pour construire cette salle dans cet emplace- » ment, on demanderait 130 toises de longueur sur » 25 toises de profondeur, attendu que le surplus du >) terrain inutile à la salle et aux magasins serait )) vendu pour servir à sa construction.
» Il faut mettre sous les yeux le grand avantage » que doit en retirer l'état-major et ensuite celui du » corps de ville.
)) Premier moyen d'acceptation du Château.
» L'état-major céderait à la ville 4,830 toises su- » perficielles, demandées et marquées sur le plan en » couleur rouge. La ville céderait en toute propriété, » à l'état-major du château, deux parties de ter- » rain à elle appartenant, tant du côté du Jardin- » Public que du côté des allées de Tourny, et qui » appartiennent à la ville, comme il est prouvé; )) chose (juc l'administration de la ville ignorait, et
» dont l'état- major jouissait ; et en proposant cette » cession , elle cède quelque chose dont elle ne » jouissait pas et qui lui est inutile.
» Elle devient , par cet échange , propriétaire » d'une très-belle salle qui lui coûtera très-peu et » peut-être rien , suivant les apparences.
» Les actionnaires se chargeront de bâtir une salle )^ de spectacle qui reviendra au bout de trente ans à » la ville, et la ville pourra se charger elle-même » de cette construction (on lui en donne le choix), » en accordant aux entrepreneurs du spectacle qui » proposent cette entreprise un dédommagement tel » qu'il sera réglé par M. Berlin , ministre de la pro- » vince , pour tenir lieu de l'indemnité qu'il est juste » de leur accorder pour les dépenses qu'ils avaient » déjà faites au Waux-Hall , dans la confiance d'un » arrêt du conseil qui les y autorisât. »
Le ministre, ainsi que nous venons de le dire, ayant fait part à la ville fle ces propositions , les jurats , sous la date du 10 août 1771 , y répondirent par une assez longue lettre dont nous extrayons les passages suivants :
« Nous croyons , Monseigneur , que , sur la propo- » sition alternative des entrepreneurs du Waux- )) Hall , telle qu'elle est faite et que nous la men- » tionnons, il y a moins de dangers et plus d'avan- » tages pour la ville à se charger elle-même de faire » construire cette salle de spectacle que de la laisser » bâtir par les entrepreneurs du Waux-Hall.
» Mais qu'en ce cas, cependant, la ville ne peut
» se charger ni ne sera chargée de cette construction » qu'à condition et non autrement :
» 1** Qu'il sera abandonné à la ville, en pleine » propriété à cet usage , tout le terrain mentionné au » mémoire et plan sur 130 toises de longueur et 25 » de profondeur, faisant ensemble les 3,250 toises » superficielles de la partie du glacis jouie actuelle- » ment par le Château-Trompette , afin que le sur- » plus du terrain inutile à la salle et aux magasins » puisse être vendu par la ville pour servir à sa » construction;
» 2" Que la ville ne sera obligée aux frais de la » construction de la salle qu'elle se chargera de faire » bâtir qu'à concurrence taxative et au fur et à me- » sure seulement de la rentrée du prix des ventes )) qu'elle sera autorisée de faire de ce surplus de » terrain, sans être tenue, en aucun cas , d'employer » de ses deniers propres ni aux frais de construc- » tion , ni au dédommagement des entrepreneurs du » Waux-Hall , pour les dépenses par eux faites dans » cette entreprise, dont le montant réglé par vous, » Monseigneur , ne pourra être demandé ni payé que » sur les sommes restantes du prix des ventes de » terrain au-dessus et par-delà les sommes néces- » saires aux frais de construction ;
» 3° Attendu que cette salle de spectacle sera bâtie » sur un terrain qui est actuellement joui par le )) Château-Trompette , la ville , pour obvier à toutes )) contestations qui risqueraient de survenir dans la » suite par prétexte de ce local, sera confirmée dans
» tous ses droits de police et dans le privilège de la » garde par ses propres troupes , autorisée à ces fins, » en tant que besoin serait, à exercer les entiers et » semblables droits de police et le même privilège » de garde en dehors et en dedans de cette salle de » spectacle que si elle était construite sur tout autre » local qui n'eût jamais été joui par le Château- » Trompette.
» Voilà, Monseigneur, les motifs de notre avis , » etc., etc. »
Pendant que les jurats défendaient leurs droits de cette manière , l'architecte Lhote agissait et intriguait vivement auprès des personnes influentes de la cour qui pouvaient venir en aide à la compagnie qu'il représentait et lui assurer , comme artiste , le bénéfice et la gloire de cette construction. Il s'aperçut bientôt cependant qu'il ne pourrait remplir dans cette entreprise qu'un rôle secondaire , le fameux Soufflot ayant été désigné par les actionnaires comme l'homme dont les talents pouvaient seuls mener à bonne fin l'exécution d'un semblable monument. Ce fut donc à lui que Lhote adressa une supplique :
« Bordeaux, ce 13 août ITTI.
» Monsieur,
» MM. les Actionnaires de la comédie de Bordeaux ayant obtenu du Roi une partie du glacis du Chûteau- Trompette pour la construction d'une nouvelle salle de spectacle , en dédommagement des pertes qu'ils
ont soutTertes par la suspension du Waux-Hall , ils m'ont chargé d'avoir l'honneur de vous écrire et vous mander à ce sujet leur intention en vous envoyant en même temps un plan du local. MM. les Actionnaires me voulant du bien, et d'ailleurs ayant déjà veillé moi-même à des travaux du monument qui les intéressait , m'avaient déjà chargé de lever un plan (lu terrain et de projeter les masses des bâtiments propres à tirer le parti le plus convenable , tant pour la salle que pour avoir le plus d'emplacements possibles à vendre pour en payer la construction, ce que j'ai marqué en rouge sur le petit plan ci-joint dont M. le maréchal de Richelieu a un double qui lui a été envoyé précédemment. M. le Maréchal pourra vous donner , Monsieur , tous les éclaircissements dont vous auriez besoin. La concession de ce terrain est son ouvrage, et la protection qu'il accorde à ce monument l'engagera, Monsieur, à vous charger d'y veiller et de vouloir bien en être l'architecte. MM. les Actionnaires ont bien voulu lui parler de moi en termes favorables. J'espère, Monsieur, que m'ayant témoigné l'année dernière tant d'ardeur à m'obliger, votre désir, cette fois, ne sera pas infructueux. Vous le pouvez. Monsieur : dans ce moment tout pouvoir est entre vos mains, et tel parti que prenne la ville à ce sujet, soit qu'elle exécute ce projet pour elle, soit que MM. les Actionnaires s'en chargent. Dans le premier cas, M. Bonfin est trop occupé des travaux de l'Hôtel-de- Ville pour pouvoir tout faire; et dans le second cas, ces messieurs m'ont accordé leur confiance.
Veuillez, Monsieur, me mettre à même d'y répondre en travaillant sous vos yeux à la construction d'un monument où vous avez déjà fait voir toute l'étendue de votre génie. J'ose me flatter que M. de Marigni , dont j'ai l'honneur d'être protégé, voudra bien vous parler en ma faveur, et que l'envie de m'obliger que vous avez témoignée à M. de Villers l'année dernière ne se sera pas refroidie par l'impuissance où vous avez été de pouvoir le faire. Le terrain marqué en rouge sur le plan sur une épaisseur de 25 toises est la partie concédée. Si la position de la salle vous convient, Monsieur , ayez la complaisance de me le mander et de me dire vos intentions sur la forme; je tâcherai de rendre vos intentions, et j'y joindrai tous les dé^ tails que demandent MM. les Actionnaires, et dont j'ai l'honneur de vous envoyer ici copie. Si au contraire le plan vous paraît mal , faites-moi part de vos idées, et j'irai en avant pour que, ce travail vous étant soumis, vous puissiez faire les changements que vous jugerez nécessaires. Je vous enverrai sur le local tous les éclaircissements dont vous aurez besoin comme nivellement, plan en grand, sondes, etc. , ainsi que les différentes demandes de MM. les Actionnaires.
» J'ai l'honneur, etc. »
Soufflot n'ayant point répondu à cette lettre, Lhole lui écrivit encore sous la date du 23 décembre 1771 :
« MM. les Actionnaires de la Comédie de Bordeaux m'ayant chargé de faire un projet de salle de spectacle sur le terrain qui leur a été concédé sur la bor-
dure du glacis du Château-Trompette, j'ai esquissé à la hûte celui que probablement vous avez sous les yeux , que j'ai fait voir à M. le maiéchal de Richelieu avant son départ. J'ai tâché, Monsieur, d'entrer dans tous les détails multipliés et indispensables à un spectacle aussi fréquenté que l'est celui de cette ville, et , sans rien changer à l'état des choses actuelles , je me suis renfermé dans la forme irrégulière donnée par la nature même. N'ayant pas eu le temps de faire un plan du rez-de-chaussée, ni de coupes, ni aucune étude qui pût intéresser ce projet et le rendre sensible, j'y ai joint un mémoire qui supplée en partie à l'égard de la forme de la salle. Vos talents. Monsieur, votre expérience dans cette partie sont si connus, que j'ai cru devoir vous en laisser le maître, et j'ai placé, sans réflexion ni prétention, la première forme qui m'est venue dans la tête, et simplement pour remplir la place destinée à cet emploi. La salle de Lyon (1) me paraît belle , et c'est je crois la seule sur laquelle on puisse prendre un modèle. 187 pieds de long sur près de 60 de large, proportion observée dans la mienne avec le chauffoir des acteurs , m'a paru être suffisant pour telle forme que vous jugeriez à propos d'adopter, et qui peut contenir, tant au parterre que troisièmes et paradis , environ :
1,200 personnes.
600 personnes, tant h l'amphithéâtre qu'au parquet et premières. Ô50 aux secondes.
2,irjO, a peu prés 2,200 personnes.
(1) Construite par Soufllot.
» La salle actuelle en tient 1,600, et on la demande à peu près de moitié plus grande , ce qui ferait 2,400.
» J'ose avancer, Monsieur, que MM. les Actionnaires ont paru fort satisfaits de ma distribution comme actionnaires, et qu'ils ont vu avec plaisir, comme magistrats (1), que je laissais pour près d'un million de terrain à vendre, tant pour bâtir la salle que pour satisfaire à d'autres besoins. Comme ces travaux paraissent près de s'exécuter, et que M. de Richelieu, gouverneur de la province, les a fort à cœur, ces messieurs ont jugé à propos de m'associer à M. Bonân pour y veiller; et comme leurs intérêts vont devenir les vôtres, j'espère, Monsieur, que vous voudrez bien augmenter la confiance de ces messieurs, et que votre envie de m'obliger, toute infructueuse qu'elle ait été, ne trouvant plus en ce moment les mêmes obstacles, me rendra de tous les hommes le plus reconnaissant.
» J'ai l'honneur, etc. »
On voit, par ce qui précède, que l'architecte Lhote avait envoyé un plan et un mémoire descriptif à M. SoutTIot.'Le mémoire va suivre, afin que l'on puisse juger des talents et des vues de son auteur, et les comparer à ceux de Louis. Contentons-nous seulement de prévenir le lecteur que, selon le projet de Lhote, la place du Grand-Théâtre devant être circu-
(1) Plusieurs des jurais et des présidents de chambre faisaient partie des artioiMiaires; le iiiaréchal de Hirlieiieu en était également.
laire , la salle de spectacle aurait ofl'ert la même courbe. La façade seulement en eût été tournée du côté de la rue Dorade et de la rue Sainte-Catherine.
Projet de l'areliltecte IJiote.
« Sur un terrain vaste et dont la situation est des » plus avantageuses , au centre de deux promenades » également fréquentées et des plus beaux quartiersde » Bordeaux , une salle de comédie et de concert sem- » ble devoir rassembler tous les avantages et tous les » agréments. Des avenues et des issues multipliées , » une circulation libre et sans confusion , une sûreté » dans ses approches pour les gens de pied, ne sont » pas les moindres avantages qui doivent résulter du )) choix de son emplacement. Les allées de Tourny » et les allées du Chapeau-Rouge et la rue de l'In- » tendance , la place et porte Médoc , la place Do- » rade, les rues Mautrec et Saint-Dominique, toutes » à l'angle du glacis du Château-Trompette, point » de leur réunion ; une grande place circulaire à » laquelle toutes ces rues aboutissent , annoncent » ce monument et découvrent sa décoration, dont les » pavillons s'étendent à droite sur la direction des » allées de Tourny , et à gauche sur les allées du » Chapeau-Rouge, à la suite desquelles des maisons » particulières , bAties uniformément, doivent rendre » ce quartier le plus beau et le plus fréquenté de la » ville.
» Quatre figures symboliques représentant la Ira-
» gédie, la comédie, la musique, la danse, soute- » nant un Apollon , servent de porche couvert aux » voitures , lesquelles n'incommoderont point les gens » de pied , qui s'en trouvent garantis par une rangée » de bornes qui se trouvent contre ce porche.
» Un second porche couvert dans lequel se trou- » vent les bureaux de distribution des billets, sous » l'escalier des deux loges de la comédie et du con- » cert, reçoit le public par sept grandes arcades, » dont deux latérales ; et sur la façade de ce second » porche , on entre dans un grand vestibule qui pré- » cède et qui sert d'entrée au grand escalier ovale à » trois rampes qui conduit en face de la salle d'as- » semblée de MM. les Actionnaires : à gauche aux » premières loges de la comédie , à droite aux pre- » mières loges du concert, et, dans son milieu, au » grand chauffbir pratiqué sur le vestibule; et de là, » sur la colonnade pratiquée sur le porche. De ce » même vestibule au rez-de-chaussée, on entre, à » gauche , au parterre de la comédie ; à droite , au » parquet du concert; à gauche, l'escalier des » deuxièmes loges de la comédie ; et vis-à-vis, l'es- » calier des troisièmes de la comédie se trouve dans » le passage du parterre, le prix étant le même.
» Après être descendu à couvert, traversé le » porche et le vestibule, monté le grand escalier, » passé par la salle d'assemblée et le cabinet, se » trouve une grande loge pour le maréchal de Ri- » chelieu , gouverneur de la province , laquelle est » précédée d'une antiloge pour ses gardes, d'un
» grand cabinet d'assemblée et d'un cabinet particu- » lier avec garde-robe.
» A la salle d'assemblée de MM. les Actionnaires » se trouve joint un cabinet pour les comptes, du- » quel on communique au corridor des premières » loges et au parterre. En descendant la première » rampe de l'escalier des troisièmes loges, à la droite » de la salle d'assemblée, se trouve un autre cabinet » ou bibliothèque, duquel on communique pareille- » ment à l'orchestre du concert ainsi qu'à la salle » d'accord pratiquée sur la droite , et de là au petit » escalier de dégagement servant pour l'entrée des » musiciens. Sur le pignon de la comédie, faisant » décoration du côté des allées de Tourny , se trouve » l'entrée des acteurs et généralement de tous ceux » attachés au spectacle. Un grand escalier les con- » duit au chauffoir octogone d'un très grand diamè- » tre, placé au bout du théâtre, duquel on commu- » nique à droite par l'embrasure d'une croisée dans » le corridor des loges des acteurs et des actrices , » où sont pratiquées vingt loges de 12 pieds en carré » avec croisée et cheminée, dont dix au niveau du » corridor et dix au-dessus dans la hauteur de l'étage. » Sur la gauche du même chauffoir se trouvent mé- » nagées les deux grandes loges des figurants, ainsi » que deux loges de premier danseur et première » danseuse; et, à leur portée, le grand magasin de » décorations au niveau du théâtre, avec une issue » facile pour y arriver , paraît ne pouvoir être sus- » ceptible d'aucun inconvénient dans le service. Un
» grand corridor , établi depuis le chauffoir des ac- » leurs jusqu'au cabinet des comptes et la salle d'as- » semblée de MM. les Actionnaires, a paru nécessaire » et indispensable pour la commodité du service et » pour établir une communication facile entre l'ac- » teur et la comptabilité. Au-dessus du foyer voûté » des acteurs se trouve la salle de peinture avec les » jours les plus favorables.
» Des cours de propreté à la droite et à la gauche » du parterre , à l'abri du mauvais air, dont le pavé » viendrait en pente vers le centre , où serait prati- » quée l'ouverture qui recevrait les immondices » chassées tous les matins par des conduits d'eau ré- » serves dans les angles et provenant des réservoirs » pratiqués sur la salle, lesquels seront reçus dans » un canal souterrain venant de la rivière, et dont » l'eau serait renouvelée chaque marée.
» Trois sorties pour le parterre : l'une par l'entrée » ordinaire, la seconde par une arcade de boutique » pratiquée sous les loges des acteurs, et une troi- » sième peut être sur le glacis du château.
» Un passage particulier pour le dessous du théâtre )) du côté des allées de Tourny.
» Des réservoirs toujours pleins sur la salle avec » des conduits dans différents endroits en cas d'acci- » dents, comme à Lyon.
» Dans le dessous, des magasins pour les pompes, » sceaux et ustensiles nécessaires aux incendies.
» Une loge couverte pour le concierge. Dans le » deuxième étage, une loge semblable pour le con-
» trôleur, une salle de concert circulaire sur la droite, » dont le chauffoirdes premières loges serait le même » que celui du spectacle , également à portée de la )) salle d'assemblée de MM. les Actionnaires, du grand » escalier, du vestibule, et le cliaufibir de la co- » médie deviendrait commun , et il aurait une entrée » particulière par l'arrière-corps du pavillon du » Chapeau-Rouge , dans lequel se trouve à droite » l'escalier des premières loges , et à gauche le ves- » tibule et l'escalier des deuxièmes loges, dans le » cas où la grande entrée de la comédie ne puisse » devenir commune au concert spirituel.
» Cinq salles de répétitions vastes et commodes » pour les ballets, tragédies, comédies, opéras-comi- » ques, etc., qui sont le théâtre, le foyer des acteurs, » le foyer des premières loges, la salle du concert et .) la salle d'accord, et enfin les boutiques avec entre- » sol sur la direction des allées de ïourny, un grand » café et trois ou quatre maisons et boutiques dépen- » dantes de la comédie donnant sur la rue établie » entre le concert et les maisons à bâtir sur le terrain » à concéder sur les allées du Chapeau-Rouge.