‹ Histoire des transformations religieuses et morales des peuplesChapitre 101 sur 187 · Grèce · texte numérisé non relu

Grèce

Aux Titans et aux Géans qui avaient chassé ZeusduPéloponèse, succédèrent plusieurs races» qui occupèrent ensemble cette presqu'île.

Trois groupes principaux se présentent au t)remier coup d'œil. Le premier était cette grande race des Pélasges , sectateurs de Hera la vierge-^ mère , principale divinité de TArgolide. Le pre* mier réformateur qui y parut, au comnience^* ment du second âge , donna son nom de Pelasgus à ces peuples , en leur enseignant Tusagie des vétemens et des maisons , et en changeant leurs habitudes anthropophagiques par Tusagç des fruits de laterre.

Mais des divisions nombreuses se formèrent dans cette société des Pélasges; et des réformar

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ikms de cnlte en jetèrent tes fragmens ao débets de TArgolide et du P^oponèse. Vm partie âUa s'établir dans l'Ârcadie et une autre daia» l'A<chsie. Une trœsièoie bande passa Tis^me de Corintbe r et se divisa en trois groupes qni se répan^ dirent dans i'Âttique^ dans la Pfatbiatide et la Tbessalie^ Enfin une dernière migration se ren* dit en Italie sous la conduite d'OEnotnis et de Peucetius.

Le second groupe péloponésien était celui de la race d'Atlas ou Titan , frère de Kronos, dont les colonies migratrices donnèrent naissance, dam la presqu'île aux Lacëdémoniens et aux Messéniens, et en dehors aux Béotiens. Enfin une portion de cette race ^ partie sous le nom de Dardanus^ alla, après avoir été long-temps errante , fonder Troie dans FAsie-Mineure.

Le troisième groupe de cette contrée était celui de Pontus , fils d'Ouranos, qui produisit presque toutes les nations femelles ou monstrueuses , dont le& traditions grecques ont conservé le nom : c'est-à-dire les Pborcydes , les Gorgones , les Hespérides , les Harpies , les Néréides , rbydre de Lerne , le lion de Némée , la Cbimère, Cerbère , etc.

Mais tandis que ces sociétés, où dominait la forée matérieHe et les désordres de la pluralité ,

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sortaient du Pél6pOBèse où Eftois les arait en" fermées en les vouant à l'enfer , Jupiter-Zens se relirai t devant cette invasion et parssait de la Théssalie en Ëpire , où il consolidait son unité mâle et ^rituelle , cacl^ dans la forêt de Dodone , jusqu'à ce qu'il en pût sortir pour unifier toutes ces individualités turbulentes.

Déjà il s'était fortifié de l'association de petits cultes fédéraux , qui reconnaissaient sa suprématie , tels que ceux des Saisons , des Parques , des Muses , des Grâces , etc.

En outre , dans TAitique , un réformateur religieux du nom de Cécrops avait aboli tous les sacrifices sanglans , et avait aussi superposé la grande unité de Zem , demi^osirgos , le grand ouvrier » au culte agricole de Démêler , la (lérès venue du Péloponèse pour se joindre an culte athénien d'Eleusis.

Enfin l'Hercule Idéen , le fils fort de Zens , tua ou soumit tous les monstres et les nations femelles du Pélopcmèse; et après avoir conquis FAcbaïe , l'Ârcadie , la Messénie , la Laconîe et F Argolide » il rétablit à Olympia , en Étide , le culte de Zeus sous le nom de Jeux Olympiques.

Alors il se manifesta une tendance dans toutes les petites nations du Péloponèse à se reconstituer sous l'influence de réformateurs particu-

liers , qui semUaient , pour détruire Tinfluence de la conquête matérielle d'Hercule , chercher à apporter des pratiques plus douces chez les peuples qu'ils réformaient.

En Ârcadie , Ârcas , qui donnait son nom à ce pays , enseignait à ces^ peuples à semer le blé , à faire du pain , et à se vêtir d'habits faite de laine filée.

Dans la Laconie Périerès , dans FÂrgolide Âgenor et Jasus , établissaient des réformes semblables.

Mais, sur le continent grec, le fondateur d'une nouvelle race , qui allait dominer un certain temps tout ce sol à la place des Pélasges , sortait d'un déluge avec sa femme et ses deux fils ,. et fondait la nouvelle nation des Hellènes, qui s'appela ainsi du nom d'Hellen , fils aine de ce Deucalion le réformateur.

 ces réformes multipliées, qui transformaient partiellement tous ces petite peuples semés sur le sol de la Grèce , vint alors se joindre un élé* ment étranger. Le mouvement que nous venons de voir se passer en Grèce s'était accompli sur tout le littoral de la Méditerranée ; et comme il arrive toujoursx, dans une nouvelle constitution sociale, qu'il y a un vaincu, soit le nouvel être, soit ranciea, il y a aussi une migration qui s'opère. IL

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