‹ Histoire des transformations religieuses et morales des peuplesChapitre 133 sur 187 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

d^un fils ; car c'est le fils qui peut seul le délirrer/ après sa mort , du séjour infernal , en lui faisant le sacrifice des aiioêlres. De même le père , au moment de la naissance de son fiis aîné, acquitte sa dette à l'égard de ses ancêtres : aussi l'aîné doit^il hériter de tout.

Le mari ne fait qu'une seule personne avec sa femme : aussi doit-on toujours prendre sa première femme dans sa caste. Tout Douidjaha (deux-fois -né) qui a des femmes de plusieurs classes , doit régler entre elles la préséance , les égards et le logement. Une femme ne doit jamais agir à sa fantaisie ; car elle est toujours sous l'au^ torité de son père , de son mari , ou de son fiis. Les femmes stériles, ou celles dont les enfans sont morts, ou qui n'ont que des filles, ou qui parlent sans respect, doivent être remplacées à des temps marqués par la loi.

L'homme a trois esprits en lui : Paranathma , qui est dans tout : Mahat , qui est dans tous les êtres animés; et Kchetradjna , qui est le moteur du corps et perçoit le plaisir et la peine. Ces trois âmes sont en liaison intime entre elles.

Les âmes qui ont fait de bonnes actions vont dans les Souargas , séjour de plaisirs et de bonheur, où elles en reçoivent la récompense, et où, par divers degrés, elles arrivent à la cour d'Indra.

Se8 HISTOIRE DU SECOND AGE.

Les âmes qui ont commis assez de mauvaises actions pour que les bonnes ne puissent pas l'emporter, sont plongées dans le Naraka , la tête en bas , où les Âsouras leur font souffrir une succession toujours croissante de tourmens affreux.

Lorsque le temps fixé pour les peines et les récompenses temporaires est accompli , les âmes reviennent sur la terre, et rentrent dans de nouveaux corps, au-dessus ou au-dessous de la classe d'êtres qu'elles ont occupée auparavant , suivant leur degré de purification.

Les classes de transmigration sont au nombre de trois , et dans une hiérarchie ascendante où passent les âmes , suivant qu'elles sont douées d'obscurité , de passion , ou de bonté. Chacune de ces trois classes a elle-même trois degrés.

Lorsque , après avoir expié les fautes nées de l'abandon aux sens , l'âme a été purifiée de toute souillure , elle retourne vers les deux principes , douée d'une immense énergie : Paranathma (la grande âme) et Mahat (l'intelligence).

Le culte prescrit par les livres sacrés est de deux sortes : l'un est en rapport avec le monde et procure des jouissances : l'autre en est détaché et conduit à la félicité suprême.

Il nous reste à indiquer le dernier terme où la philosophie orthodoxe, appelée vedanta, et créée

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