‹ Histoire des transformations religieuses et morales des peuplesChapitre 134 sur 187 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

par Vyasa , a amené ce dogme et cette pratique.

Cette doctrine pratique du Yoga est celle-ci : L'homme agit et renonce seulement au fruit de ses actions , ne travaillant que dans la vue de concourir au grand œuvre de la création et de compléter l'ensemble des plans conçus par Brahmah.

La loi est de faire pénitence, de retenir ses sens, et de faire de bonnes œuvres avec un cœur pur. Le plus grand de tous les sacriflces est le Sarva-medha, qui consiste à jeter en imagination tous les mondes et ce qu'ils contiennent dans le feu de la puissance du créateur.

L'âme par la puissance de la méditation quitte le corps, et monte par divers cieux hiérarchisés, où elle prend un nouveau corps, pour arriver au ciel de Brahmah, où, après cent années, elle doit être absorbée dans la divine nature. En arrivant dans ce ciel , l'âme s'asseoit sur le trôiie de lumière où le créateur est assis lui-même , et elle répond aux questions qu'il lui adresse : Je suis le temps , le passé , le présent et l'avenir : je suis émané de celui qui est la lumière par lui-même : tout ce qui est , ou qui sera, émane de moi : vous êtes l'âme de toutes choses , et ce que vous êtes , je le suis.

La formule la plus générale du Yoguisme était

celle-ci : Dieu séparé de la matière est le posses* seur de la vie : sou esprit traverse toute la création. Quand le désir de produire toutes les créatures vient dans le divin esprit , Dieu unît à luimême Sakty (Énergie) , en qui résident trois qualités tendant à la divine sagesse, à Tactivitë, et à la sensualité.

La sagesse humaine consiste dans une application constante au moi ; car rien n'existe que le moi : triple dans son unité, absolu dans son existence , sa lumière inOnie et sa joie suprême. Et la joie suprême ne peut être obtenue qu'en répétant sans cesse : Je suis moi-même Param- Brahmah.

Il est impossible d'arriver à un égoïsme spiritualiste plus complet , et de résumer en même temps la douMe existence hiérarchique de Tesprit et de la matière,daus un dogme plus net. Ce dogme ne supposait en effet l'existence des mondes produits par l'union de Dieu et de l'Énergie , que conune une occasion temporaire de purifier Tâme, qui n'avait pour but que de retourner se confondre avec l'esprit, en qui se réabsorbaient tous les esprits divins et humains , pour être émis de nouveau par une nouvelle union de deux grands êtres séparés : Dieu et l'Énergie.

Mais cette constitution si absolue de Tindividu

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