‹ Histoire des transformations religieuses et morales des peuplesChapitre 136 sur 187 · CHAPITRE IV. t7S · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV. t7S

geaient les restes de l'offrande de riz faite au dieu.

Le signe de Fégalité terrestre et matérielle , tout empreint de l'unité indifférente fatale de Krichna , ne tarda pas à produire ses conséquences, j^nsi le Bouddhisme de Tlnde dit que le principe qui donnait la vie atout, n'avait par lui-même , ni vie , ni intelligence » ni volonté , ni forme ; et que l'union de l'âme avec la matière produisait seule tout cela : que l'homme avait la même âme qui était dans tous les animaux ; et. n'avait que la parole de plus qu'eux : que la différence des corps , la condition et la transmigration des créatures étaient déterminées fatalement par les actes bons ou mauvais des corps antérieurs : que Bouddha n'interrogeait ni ne jugeait les âmes , qui allaient dans le séjour de récompense et de peine et dans des successions de naissance et de mort par la force des bonnes ou des mauvaises œuvres , lesquelles élevaient ou abaissaient le monde en même temps.

La nécessité de la bonne œuvre était déterminée par la faute des êtres célestes , qui , ayant perdu leur immortalité, avaient créé les hommes ; et cette faute ayant troublé le repos universel , tout acte humain louable devait tendre à rétablir le repos.

Mais les hérésies bouddhistes poussèrent en* core plus loin les conséquences de ce fatali^ane, de cette indifférence morale, et de cette tendance à rimmobilité.

Les uns. dirent qu'Âdi-Bouddha, créateur «t cpnsiervaleur de. toutes choses., les amortissBiit (|uai4 il détournait d'ejleâ sa face ; et qu'alws il restait seul.

Les autres soutinrent que les formes n'étaient que des illusions ; ^ qu'il n'existait qu'Adi- Bouddha , esprit.

D'autres encore avancèrent qu'il n'y avait de réaUté que les formes, et quec'élaitÂdi*Bouddba«

11 y en eut qui convinrent bien que toutes lés créatures vivantes étaient contenues dans Adi»> Bouddha; mais ils admirent qu'il en était dislinet»

Enfin une deraière secte dit qu'AdirBonddba n'était que la vpjk>nlé qui existait daas chacun des^êlres multiple.

Toutes le$ formules pantbéistiques étaient in*^ venléés. Sorties du dogme du retour basé sw la possession absolue des esprits secc^aires et sur la doctrine de la chute , elles nd pouvaient jamais aboutir, dansle but d'établir l'uniiéet l'égalité spirituelles et matérielles , qu'à ce met lange de deux cercles , l'un spirituel > l'antre imk> tériel , affirmés tous deux ou niés l'uia ps^r Faupf

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