‹ Histoire des transformations religieuses et morales des peuplesChapitre 147 sur 187 · CHAPITRE l. SOS · texte numérisé non relu

CHAPITRE l. SOS

Vient encore le péché de Cham qui vole le secret de Texaltation spirituelle de son père , et dont le fils bâtard expie sa naissance criminelle par Fesclavage :

Enfin le désordre des peuples assemblés à Babel , qui se fédèrent contre l'unité , et que Dieu punit en les condamnant à être séparés de lan^ gage, achève de compléter la série exacte de . toutes les fautes d'infraction à la loi , commises par les êtres du premier âge , et fait ccMoipr^udre le sentiment de terreur qui domina toujours le peuple hébreu , à la pensée d'une désobéifflanoe à la loi (k)nnée par Dieu , et son horreur pour tout être étranger à la société qu'il formait*

Lorsque le nouveau Verbe vint détruire Tob* stacle que le dogme de la chute mettait à l'afiran^ chissement de tous les ^res humains : lorsque lé Fils de Dieu vint donner sa vie , en offrant- librement et volontairement le plus grand sacrifice qui eût jamais été accompli , pour racheter l'homme de l'expiation forcée , et lui donner un nouveau but d'activité dans le dévouement libre : lorsque Jésus-Christ vint dire que sa venue avait été préparée par le Saint-Esprit , et qu'il annon- >çait le règne de son Père : il adopta comme ex* pression du passé , la tradition qui contenait le souvenir de toutes les fautes humaines : la Cos^^

3M HISTOmE DU TROiSIÈME AGE.

mogonie , qui , niant tous les dieux secondaires > plaçait au-dessus d'elle une activité spirituelle : et la race unitaire , qui reconnaissait pour ori-* gine un être dont la double nature spirituelle et matérielle avait été à la fois créée par un dieu. Et le livre sacré des Hébreux devint le précurseur du livre sacré qui racontait la parole et la vie du Sauveur.

Le Fils de Dieu disait en effet : Je De viens pas changer la loi, je viens l'accomplir. Et cela était vrai au dernier point ; car, en adoptant la puissance divine placée au-dessus du monde , et l'unité du monde que reconnaissait la tradition , il nommait cette activité spirituelle l'Esprit-Saint; et en même temps lui-même , comme Ywbe de Dieu , venait annoncer son Père et délivrer l'homme de là loi circulaire de la vie qu'au nom de cette unité cosmique on lui avait imposée en enchaînant sa liberté morale.

Il ne changeait donc pas la loi, en ce sens que sans nier le passé , il assumait en lui la charge de toutes les fautes commises, et il accomplissait cette loi par le divin sacrifice qu'il donnait comme l'exemple du dévouement le plus sublime. Ce sacrifice était donc en même temps la satisfaction à la loi ancienne et le signe de la loi nouvelle d'activité , car il était l'acte que devaient

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imiter librement tous les hommes affranchis par lui, afin de mériter près du Père céleste, qui leur était commun à tous, quels qu'ils fussent, dieux ou hommes , maîtres ou esclaves , gens de nations ou gens du dehors , hommes ou fenmies , pères ou enians. ,^

En outre, il accomplissait la loi dans le passé, dans le présent et dans l'avenir, comme réalisation du plan divin, puisqu'il liait le passé exécuté par TËsprit-Saint à l'avenir qui sera le règae de son père ,[^eia donnant par sa parole et son acte le moyen de passer de l'un à l'autre , c'est-à-dire en créant l'homme agent libre de Dieu , pour amener le règne de la volonté divine.

Hais U fit plus encore : en déliant les hommes qu'il faisait égaux d'origine spirituelle et matérielle, et libres moralement, il les unit par le lien de l'amour, en donnant à chacun d'eux, par le mystère de son divin corps et de son divin sang transformés dans l'eucharistie, le signe spirituel du dévouement le plus absolu. H créait la fraternité universelle,

Jésus-Christ détruisait donc tous les obstacles nés des termes moyens que les dogmes , qui avaient^constitué l'humanité , avaient employés pour garantir la conservation sociale pendant l'éducation des individus. U affranchissait les

3dd. 1 ttsTomii: pç, tiiôi^^e âge.

b^ipiD«»*di^- trois^ grafids.}^ qui leiir avaient? été imposa : la fatalité dans le costiie, la race (bos la société, la possession dans la famille.

Jdaift cQoiine sa doctrioe , en sa qualité de rér vâatioKit; nepoii^vait pas êtresaulement négativa^mais devait encore être une affirmation * H con-j stitualt l'être humain» quel qu'il fût , agent libre deDieu; etil l&soumetlait, non plus k la biérar-t chie de rorigine, matérielle , mais à la hiérarchie spirituelle ^dout rÉglise était la inère ^ ^t dojit: chaque iils' pouvait devenir , par son mérite per-sQnnel, lepèra^piriiuel« en y exerçant le pouvoir. dirç9teui* le plus élevé. ' «i

11 constituait en même temps la famille par^^^ TesprU ; en eeseaa que }a chair » nedonnanlplus auoim droit de possession au père in à la mère, si^r l'enfent » il n'y avait de parens que ceux qui iijiVrodqisaieiU; l'enfant à la doctrine morale révé^

lée j:^nui ^.en iin mot, lecréaient spirituçjlej^ent..;

1 Cfitétrelibre moralement dans lé mon4e, dans^, la^iétéet.dansia £ànûlle, était donc lié, par le , sacrifice d'obéissance à la loi morale , dpnQéeN pair Dieu:, à Ja .hiérarchie spirituelle^ de J'ËgMse et à la puissance initiatrice des parens spidr

.Il était en outre lié à Dieu et à sçs frères par i-amQwr et k fraternité unive^rselle „e'est-à-dir^

ilHÂPITRË I.

par le sacrifice de sa vie entière à Dieu, et de son bonheur à celui des ai^tres.

Enfin toute cette loi divine était sanctionnée par la parole et Facte du Sauveur qui offrait rexemple d'un sacrifice dénué de toute espérance personnelle , puisque lui-même était Dieu, maître de toutes choses , et qu'il n'avait pas de ^récompense à attendre.

L'activité la pKis absolue dtns ^^ seul but de dévouement volontaire, telle était donclaformule pratique de la nouvelle loi révélée paf le Verl^e . ^iyin.

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