‹ Histoire des transformations religieuses et morales des peuplesChapitre 149 sur 187 · CHAPITRE II; 5«r · texte numérisé non relu

CHAPITRE II; 5«r

loi divine ; et que, pendant la lutte qui s'élèTera entre les restes de là realisation.de la loi ancienne et la société typique qui: présentera ^exemple de l'accomplissement de la morale révélée par Jésus-Christ , les représentans de l'ancienne organisation du passé seront successivement transformés. Mais dans cette transformation chacun modifiera la nouvelle loi qu'il adoptera, et créera par cela même des organisations sociales temporaires. Or, dès que ces termes ' de passage entre la promulgation de la loi morale pure et son application définitive se feront stationnaires et se regarderont comme constitués irrévocablement , ou ils se détruiront eux-mêmes : ou ils seront détruits par la force : ou ils resteront immobiles, tandis que la réalisation: chrétienne ira s'appliquer à d'autres nations : ou enfin ils se soumettront d'eux-mêmes à cette réalisation ; et alors ils marcheront sans s'arrêter vers la promesse faite par le révélateur du règne du Dieu sur la terre.

V La race que le Fils de Dieu avait choisie pour y descendre , fut celle qui se chargea d'être le signe du mal. Elle crucifia le révélateur. La punition fut terrible : comme Cam,'elle fut condamnée à errer : comme Kanaan, elle fut parta-gée entre les nations.

iid HISTOIRE MJ mOfèiÉMÉ AGE.

Mai» le saùg de lëëiii^^^jst àyait été fécoÉMi f 6t bientôt, au dein même de la grande tociétéro^ ftiaine cousttttiéè par la force , se forma^un petit^ germé sôci&l qui n'avait de hiérarchie que celle' dé l'esprit , qui n'avsdt de lien que celui de Yàr^

La doctrine rév^ée recevait le commencement de son application ; et le type dece qui devait être réalisé un jour ëtak créé.

De la àiaissé du peuple qui wait éce^uté lès^ap6^' très, était sorti le premier degré de la yërarchie f ï'évêquê créé par les ,disciples de Jésus-Christ. C'était lui qui fàisatit réciter le symbole des ap6ires au néophyte^ 11 le préparait ensuite par l'abstinence ^ la prii^ et ftitr^s actes pleut ^ à i^ecevoir le bafrtême aunomde la Sainte^Trinilé : eé qui le constituait tatéckumèm. Enfin H le cbnduisa^ au repas de charité , appelé Agape ou Sainte-Cène, OYbon lisait les Saintes^Ëcritures; et ùù le pain et le vin étaient partagés en commun entre les fidèles qui étaient tous obligés d'y aa^ ftister. On gardait la part des malades^ pour la leur envoyer, et leur témoigner l'amour de leurs^ frèrtês.

Feinmes , ènfans , ^^la^es , |^ùvres , t^uf le' monde était admis à cette mitiùtion , aux saints^ inystères et au repas commun : (eut le monde y

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fècevâît sa^ï>âtt de iibèrié triomte, îî^galîté d'o*

^ 'C?ëtatit ce peuple de Mêles , cette ÉgKse, qui étfeâit réréque loi^tt'ii v^rfâ : qui

adii^i^t ou refusait lés lois <ïtoi lui étaient pré! fiéiitëes par le cbef religieux : qui décidait danà tes procès et dans lés i^as d'exclusion de rÉglisé piourfautés graves; et qui pourvoyait à laïiourri^ taré de «es ministres et des pauvres. ' '

Cependant la masse des fidèles S'augmentànt sans cessie , les évêques créèrent deux fonctionsi ^Bocmdatres pour lés aider : ce fnrent les prêtres dbiar^ de conserver et d'interpréter leà Éiîrii titres dans les* as^mUées des fidèles , et tes diâ- *!ipefi ^u diaconesses (i^ar dés femmes' fautaient ftecompllr cette fonction ,) employés à distribuei^ tes moyens matériels d'existence.

'11 n-y avait plus un mot à changer à ce typd social , qui aliaît marcher a la conquête pacifique dé toutes les sociétés anciennes, dont elle^détru^ ràt la hiérarchie sociale et la familte.

L'esclave pouvait devenir chef religieux , âli éiait te pltis<lév0ué : la femme était ange de Dieu êomme Thomme , suivant la parole du maître }\ et l^nfant était libre moralement, en même tèinps que protégé -fraternellement par le bskfjÀ Vème et Teucharistie. '

Mt HISTOIRE DU TROISIÈME AGE.

La société romaine à qui on prenait ses es* claves ; le père à qui ou enlevait une partie de lui-même, la femme et l'enfant, s'émurent de colère contre des hommes désarmés , qui vou* laient dominer cet empire du monde si bien éta* bli : ils se levèrent pour les exterminer. Après avoir été crucifié par les Juifs , le corps de Jésus- Christ , qui vivait dans cette Église , signe spirituel de ce divin corps qu'elle avait reçu , fut déchiré encore par les dents des bêtes qu'on lançait dans le cirque sur les martyrs à genoux.

Quand les bourreaux romains furent lassés par la patience des témoins de la foi : quand la puis^ sance de la doctrine chrétienne se fut élevée an^ dessus de toutes les forces matérielles et de tous les pouvoirs terrestres , Constantin vit bien que là était le seul appui valable pour son empire chancelant. Sous la protection du Labarum qui lui avait donné la victoire, et avec l'aide de sa sainte mère , il appela à lui les évêques de rÉ«glise , il bâtit des basiliques et envoya des mis-^ sionnaires aux barbares. Mais c'était là tout ce que pouvait faire cet empereur nouvellement converti : il n'osa imposer à son peuple la foi à l'Église ; et il lui laissa la liberté de choisir entre le paganisme et le christianisme. Lui-même enfin

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resta indécis dans la lutte qui se passait alors au sein même du christianisme.

Cest que si deux des premiers ennemis de la nouvelle parole étaient vaincus par la punition divine des Juifs et par la soumission de l'empire, il s'en était levé un nouveau plus terrible, car lui n'attaquait pas par la force ; mais par l'esprit : c'était rhéréfeie.

Un des élémens que nous avons signalés comme résultat de l'élaboration du second âge , était la science d'origine ionienne, qui avait passé en Grèce, pour aboutir à Alexandrie. Ayant, ainsi que nous l'avons dit, supprimé tous les dieux secondaires et laissé de côté toutes les grandes questions morales , elle avait fini par formuler la doctrine scientifique des élémens. La facilité ' qu'il y avait à adapter une science , qui s^était, faite iùdifférente théologiquement , au dogme # moral du christianisme attira à elle des chrétiens. Mais la communication avec les formules panthéistiques de cette école , avec sa science matérialiste et avec son doute éclectique , ne tarda pas à corrompre les esprits mal assurés qui s'étaient approchés d'elle. Plusieurs hérésies, nées déjà depuis long-temps , se réunirent enfin dans la pensée d'un prêtre jaloux , Àrius , qui nia la divinité de Jésus-Christ , et par conséquent son

&ti HISTOIRE' ÔOtfvOl^frÈMË ÂGE.

mùAûhe ViWhk^t absolu : <!ie ^i était atimhiferfk^ révélation et tous ses résultats pràlîqties.- ' ' ^' là j^âèri^ in<)i^ '(}lii'résttlfa d^ d»l*â toli^-tèflljps et avec des succê» balances dfe paKet d*a4itre , car rarianisme avait de ûcBrbi^eox partisans. Uû nouvel éléinent des ancièiïnes sociétés» qui vint prendre part â la lutte qdî^ se passait entre le christianisme etf empiré, con^ li^tea beaucou]^ k pMonger cette guerre' de Forthodoxie et<le l^résle : ce fut lésiiations lîâ Éldrà qui envahirent le soi romain-: '" • ■ •

Le concile de Nîcée avait établi contre Ariùs,qu'il avait condamné, lé symbole de la foi br^ thodoxe ; mais les successeurs împuissans dé Constantin , toujourà incertains entre le caiholi* cismé et rarianisme , entrele christianisme et te paganisH^, entre leurs peuples révoltés :et léà BaHbareà qui envahissaient leur pays, s'étâîenè éj^isés dans ce gi^ànd conflit. Alors il se fornià i pendant leur chute , uhë assck^iation de chrétièné orthodoxes dans cette Gaule qui aviiit si souvent menacé Rome; et appelant à son aide contre IVm^re les peuplades du nord, qui vendiétti dé «e convertir au christianisme soiis rinftuericé de Sâiftt-Rémy , cette association reconnut lé rbî degl Frauda comme chef militaire chrétien , après h!ii= avoir résisté comme chef de bandes paiennèsv

iUàc6lé de ce pottvmr caihdlîque qiiî ste éféait daiis :1a race wérôvîAgieime , lèâ Go*hs , les Yândales» les Bourguigûoiiis , leâ Loinliardâ , toutes cespeuplades dé rextrême nord, qtii, sous rkispiration de la dernière r^éformè dX)din , tè^ tiatent se jeter sur f empire pour s'empàfër dà jiôiivoir matériel qui lui ëchâppàit , adoptèrent rhér&fe d'AriHàs. -

La lutte s'établit à l'instant entre les Francs eaf^ tboiiques et lesGoths ariens. L'héi*ésie, à peU pr^ taincue par la guerre, et foudroyée sans cessé pal^ de nouveaux conciles qui répondaient à ses noti^ Vèllas formes par la confirmation du syiiEibole dé 1;! foi , Phérésîe se divisa dans xine multitude de petits peuples qui, appelant Baiis cesse les péu^ plades errantes du nord à kur aide, finirai par lasser la faiblesse des Mérovingiens vsifccesiSêuri^ de Clovis ; et une double transformation, sr'âc^

ç^mplit; ^ -

L'arianisme se [présenta sous une notfirélfe^ Corme ; et le catholicisme fut représemé par lâie nouvelle organisation sociale.

Les Arabes, ces éternels ennemis de toute so-^ ciété ^1 tendait à la civilisation , avaient éOi , ainsi que nous l'avons dit , les antagonistes de Noé , de la Babylonie , de fa Perse , de rÉgypié i enfin de toutes les grandes pnîssancesduprémier

et du second âge. Us ne manquèrent pas à leur^ caractère dans le troisième : ils furent les ennemis du christianisme.,

Nomades ou sédentaires , ils n'avaient eu jusqu'à Mahomet , suivant leurs historiens , qu'une civilisation d'ua degré fort inférieur : aussi ceux qui arrivèrent au christianisme ne purent^Us s'élever au-dessus des hérésies. Ârius eut pour continuateur Mahomet. Ce réformateur eut la pensée de rétablir l'ancienne religion, et il y réussit; car il replaça l'homme sous la fatalité cosmique, dont Jésus-Christ l'avait affranchi. La prédestir nation par Dieu de tous les actes de la vie de l'homme ôtait, en effet, à ce dernier toute lir berté morale. Aussi le dogme du jugement des âmes après la mort , et de la récompense oade la peine , ne pouvait-il être qu'une contradiction dans la doctrine mahométane , et prouvait que son auteur avait rassemblé, sans logique, les^ élémeus épars des anciennes religions.

Deux grandes sectes , sous les noms d'Âli et de Moaviah , divisèrent au principe le mahomér tisme. Dans ce moment nous n'avons à nous occuper que de celle desOmmiades, Khalifs des* cendans de Moaviah , qui étendirent leurs con^ quêtes sur la Syrie , l'Inde et l'Espagne.

Si l'on se rappelle ce que nous avons dit des

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