CHAPITRE II
tentatives d'unité politique faites dans le second âge , k Taide de la force physique et guerrière , on ne pourra voir dans le dogme et dans Torganisation soci^e du mahométisme autre chose ^'une tentative tardive d'une semblable unité. En effet tout s'accorde parfaitement avec ce résultat. Le dieu fatal régnant sur le monde est représenté sur la terre par un chef guerrier et religieux à la fois , dont la volonté se manifeste par la force , dont l'étranger est l'ennemi , dont l'être déchu est l'esclave , dont la femme et l'enfant sont la propriété.
n était impossible de trouver quelque chose de plus opposé au christianisme. Aussi , à côté de cette puissance qui représentait si fidèlement l'ancienne société, se formait un corps social nouveau et temporaire pour résister, au nom du catholicisme, à cette invasion du paganisme transformé. .
Le d^cendant de ce Charles Martel qui vainquit la puissance sarrasine de l'Espagne qu'il arrêta à Poitiers , Charlemagne , hiérarchisa la puissance guerrière du peuple qu'avait formée l'alliance des Gaulois ^et des Francs. Puis il éleva au-dessus de ce corps doué d'une force si imposante et si bien liée, l'Église catholique, signe spirituel et vivant de la société future.
^$ mSTOIBrDlI TROllilEME AGE.
Mats ledétorâfêsmi^à bientôt à cette prè»imèce constHutioi). L^ miccesseors de Chatiét- XBfigae démembrèrent son empire; et la faiUèssé êes chefe eneouragea un mélange Moniié et mcmatraetix des denx sociétés que Chariefi»igf# ayatit^mises en pi^sence sans tes confondre^. Lé dergé se lit seignet»r temporel; les sei^otemï portèrent le drxùt de race dans le clergé. G^ linrs s'âeva cette prétention , que nojus avons vu re* naître si sooTent ^ du gneitier qui veut sobalter^ nîaer le prêtre.
Du démembrement de Tempire de €bair)e^ wàgoe se créèrent trois grands gouveraemens particuliers : Fempire d'^Allèmagne , le royaume deFraïkce et le royaume d'Italie. Ce fut remjpe* r^Ei»r d'AUeaaaagne^ qui éleva la {MPéteslAion de placer la &arce att-^deâsus de res{»rit ; c'est^'^rè Mmmamr , par son droit de pouvoir tempes* rel, aux charges ecclésiastiques. Une lutte i^ét-' itaJMît eetre le pape et l'empereur , qui Ait ex- .commimié et vaincu. Mais pendant que s'accomr pMssait ce triomphe de la société spiritueUe , type de l'avèiiix! , sur la société féodale , reste tempo*^ raii!e de Tandea droit de race , se levait ^^è nouvelle famille royale créée par Hugues^C^^^ qui s^ soumettait au signe spirituel de Tavenir^ et .pliait prendre la mifi5Î<Hi de conamoftciei' la ti^ajoe^
Çependafit u»e Gréatioii:jd^«|i corps f^Uf^y^i l£|i voie catholique était tefujeuf^ jieq^impBgiïé^ v ainsi qu^ Aous^Vayous tu jusqu'à cetta heure ^: d'une création eQ:;S^usia)^^r$e.. Ail momaai ùk^i^ ^aas l'ancien çajipii^e d'occident, , l^gJisig oatào^; lique se conservait conime la reprcsentaule dit' <^rp$ 4© Jfésus-Çbrist et de la hiéi::archîe difki^ tuelle que sa parole avait formée , l'eppire d'o*: rient accomplissait sa destinée d'inc^i tudii^ » et embr^LSsait le schisme dePhoiiuSr qui, «^ii i^ja^iiit' le Saint-Esprit l'égal du Fils , détruisait la hié>' rarçbie de Ti^sprit sur laiopce ; et réiMis^àtt dans upe i^^le main la puissaii^e inorale du œnaer< v^f^r du do^me :et |a puissance pby^ue tlti^ trauQsformateur politique. .
C'était 4qoc le contraire de ce qui se passais dai^ l'oçpidentv où le <jhef polittque;> a.yant lacQnscience de Ja teoiporanéi^ de l'organisation qu'il dirigeai^ , laissait intact au^essus de lui bi sigt^^Bioraldes transformations à venir, dostl^'ià'^ Jlu^ce legiudaitdans la vôiede La volontédiviae^
Âus$i^ tandis qu'une branche m^M»néta[ne de la race t9;tare>^ les Tiircs Osmaiilfe , s'empareca. jde Feinpire de By^ance et souni^tra pendant long-temps la Grèce scbisniatique : tandîa que le jaiém scfeti^oK^ iça V^tabltr dans les steppes du
nord y sous la domination d'un empereur-pontife régnant sur une armée : la France catholique , confiante dans la race capétienne tant qu'elle suivra le signe religieux de l'avenir, commencei-a dans son sein l'application de la morale divine : jettera autour d'elle ses fils pour fonder dits royaumes en Angleterre , en Italie , en Espagne ; et ira jusqu'au cœur de l'Islamisme délivi er le tombeau ^cré du Sauveur.
Toutes les fonctions des nations chrétiennes étaient assignées ; et nous allons voir comment
elles s'en acquittèrent.
L'Église elle-même devait donner le signal d'une activité particulière. Elle avait créé trois grands corps de moines , en leur donnant pour signe de leur fonction le dévouement le plus absolu , qui les faisait renoncer à la possession de tous les biens terrestres , ainsi qu'aux liens et aux joies de la famille. Alors elle les avait jetés sur le monde catholique eu les chargeant du triple devoir d'expliquer la pratique de la foi au peuple , de formuler la science cosmique du catholicisme^ et d'agir par la parole contre les erreurs en matière de dogme. Ce fut en effet ce que firent les trois ordres successivement créés des Bénédictins^ des Franciscains et des Dominiquins.
A l'aide de la hiérarchie inatérielle de'la féo-