‹ Histoire des transformations religieuses et morales des peuplesChapitre 155 sur 187 · CHAPITRE Iir. 3J · texte numérisé non relu

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venir d'une^ similitude de dogme et de culte entre les Gaulois et les Bretons ; et lorsque le christianisme se fut répandu dans FOccident, une communauté d'action lia encore ces deux peuples. Tous deux donnèrent l'exemple de la première fédération chrétienne contre Tempire romain : tous deux appelèrent à leur aide contre leurs ennemis les tribus du nord ; et si la fédération gauloise n'accueillit les Francs que lorsqu'ils furent convertis au christianisme par Clotilde , les Anglo - Saxons , païens encore , qui avaient secouru Vortigern contre les Pietés , furent convertis après leur établissement dans la Grande-Bretagne par Berthe , fille des Gaules , qui , en épousant un roi saxon , avait amené son évêque avec elle , et avait appelé une nouvelle mission pour, instruire ces barbares dans la foi. Enfin , lorsqu'au onzième siècle Guillaume-leconquérant , réclamant le droit d'héritage que lui avait assuré la foi jurée , s'établit avec ses Normands de France en Angleterre , tout en confirmant les lois d'Édouard-le-confesseur, il leur superposa la hiérarchie de l'Église catholique , en faisant les évêques juges de tout ce qui régardait la direction des âmes, et défendant qu'on en appelât à aucun juge séculier. Mais au treizième siècle ; où s'accomplit pour la France et par l'u-

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nité royale une si grande et si puissante transformation chrétienne , en Angleterre ce fut l'aristocratie féodale qui domina la royauté, et qui força le roi Jean à donner la grande charte où se trouve inscrite la pratique de ces assemblées connues dans toute l'Europe, à la même époque, sous le nom de Conciles nationaux , d! États , de Diètes, de Cortès, et qui étaient une imitation directe des assemblées des premiers chrétiens , devenues plus tard des conciles décidant des affaires de la foi, comme les assemblées nationales décidaient des affaires du pays.

Mms ces conciles civils eurent des résultats bien différens , suivant que la monarchie , la féo* dalité ou les communes y dominèrent.

En Angleterre , ce fut Taristocratie nobiliaire qui prédomina. Aussi, bien que les hommes libres et les marchands fussent déjà protégés dans le treizième siècle : bien qu'au quatorzième les communes entrassent au parlement , et eussent le droit de pétition : la féodalité domina-t-elle toujours de sa pluralité la constitution sociale. Les effroyables luttes du quatorzième et du quiezième siècle entre des aristocraties jalouses se disputant la couronne, au lieu de se terminer, comme en France , par le triomphe de la royauté catholique, n'aboutirent en Angleterre

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