‹ Histoire des transformations religieuses et morales des peuplesChapitre 156 sur 187 · CHAPITRE UI · texte numérisé non relu

CHAPITRE UI

qu'à y constituer l'hérésie sous la forme royale , s*arrogeant une autorité à la fois spirituelle et temporelle : c'était le droit de la force et de la race qui se faisait prêtre. Aussi la révolution protestante , qui acheva dans ce pays la ruine du catholicisme , n'eut-elle d'autre résultat que de constituer plus définitivement ce pouvoir monstrueux qui devait^ nécessairement arrêter tout progrès chrétien , et d'amener cette loi de T/iabeas corpus, garantie dérisoire de l'individualité que la réforme a toujours seule en vue de constituer.

Il semble que le crime des bourreaux de Jeanne d'Arc pèse encore sur ces rois d'Angleterre, muselés par leur aristocratie qui, après avoir imposé à Guillaume d'Orange une constitution , les tient dans une tutelle étroite , d'où le peuple ne saurait les tirer.

Il semble que ce peuple , qui a allumé le bûcher de la sainte de Domrémy , ait été frappé de stérilité ; et , qu'après avoir confondu le droit de race avec la hiérarchie spirituelle , après avoir constitué au-dessus de tout Tégoïsme mercantile, il n'ait pas pu même faire servir ces relations immenses à la propagation de la vraie foi, et soit toujours , même dans ses bonnes intentions^ un obstacle au bien à accomplir.

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