CHAPITRE III
ter par des sacrifices étaitlà dans toute savigueur.
La société était divisée en trois classes :
La première était celle des Incas : race divine, fille du Soleil, royale et sacerdotale, où la dignité de roi était héréditaire par ordre de primogéniture de mâle en mâle, né de Tlnca et de sa sœur. Le grand-prêtre était frère ou oncle du roi. L'Inca, roi infaillible, absolu, donnait la loi qu'il recevait du Soleil son père.
La seconde classe, celle des Curacas seigneurs à vassaux , commandait les provinces et les villes.
Le peuple , ou la troisième classe , était fractionné par groupes numériques commandés par des chefs hiérarchiques : les familles ne pouvaient jamais sortir de la province ni du quartier dans lesquels elles étaient fixées.
Les femmes et les esclaves du roi étaient enterrés avec lui .
Des sacrifices d'animaux étaient ofierts au Soleil auquel on donnait le cœur et le sang : le reste était rôti et mangé par les Incas et les Curacas. D'autres âlimens étaient donnés au peuple dans ces sacrifices.
Diverses pratiques de purification par le feu , par la course et les sacrifices , étaient faites à diverses époques de Tannée et de l'agriculture.
On voit donc que dans toutes ces sociétés res-
tées pendant le second âge sur le développement de la morale du premier qui avait pour point de départ les deux principes et la chute , et pour but l'expiation et la séparation , quand Tesr clavage s'amoindrissait , ce n'était que par le fait d'une puissance absolue qui imposait sa fatalité sur tout un peuple possédé par lui comme dieu. Partout d'ailleurs les isacrifices humains étaient restés , puisque les Péruviens enterraient encore les femmes et les esclaves du roi ; et l'anthropophagie subsistait comme expiation commandée religieusement chez tous les autres , et en particulier chez les Mexicains , qui étaient les plus avancés du groupe Nahuatlaque,
On voit bien d'ailleurs se dessiner les formules de séparation dans ces divers peuples : les Péruviens s'en vont les premiers, comme dogme mâle, race- du Soleil, se constituer a part de la pluralité Nahuatlaque , qui constitue presque partout, par son principe femelle , des sociétés aristocratiques pluralitaires, où l'unité vient s'imposer après coup par des réformateurs mâles sortis de la mère : c'est ce qu^on voit chez les Toltèques, les Tlaxcaltèques , les Aztèques et les Palanquens.
Cette désignation de race du Soleil qui se retrouve chez les Incas et les Natchez, rapprochée de cette grande race du Soleil que nous avons va