‹ Histoire des transformations religieuses et morales des peuplesChapitre 164 sur 187 · CHAPITRE m · texte numérisé non relu

CHAPITRE m

iliëux, mâles et femelles, présidant à tous les phénomèiQLes du monde et à tous les actes sociaux, ayant chacun leur histoire, leur fête périodique, et leur temple dans le grand temple.

Un grand dieu dominait tous les autres , dieu triple , miroir resplendissant et âme du monde.

Un grand-prêtre commandait à un sacerdoce nombreux : il était élu ou dans la famille royale ou dans le sacerdoce , après des pénitences rigoureuses telles que jeûnes , saignées , scarifications, etc. Il consacrait dans le temple le chef héréditaire ou roi , qui dès lors avait un pouvoir absolu et vivait mystérieusement , sans êti'e approché ni regardé par personne que par un seul agent.

Une nombreuse aristocratie possédait la terre, la faisait cultiver par le peuple , qui quelquefois pouvait posséder, mais moyennant des rentes énormes qui forçaient le roi à les nourrir.

Plusieurs espèces d'esclaves existaient , avec une sorte d'affranchissement par la volonté du maître, les rachats pécuniaires, ou l'asyle du palais du roi.

Le mariage entre frère et sœur , entre fils et mère, était permis dans certaines familles. Des femmes, des esclaves étaient sacrifiés sur le tombeau du maître et du mari.

Vingt mille enfaos étaient sacrifiés par an : de^ esclaves et des prisonniers de guerre étaient offerts aux dieux, eu leur arrachant le cœur et le présentant à la bouche du dieu sur laquelle coulait le sang. Les corps des esclaves sacrifiés appartenaient à ceux qui les avaient pris , et qui les mangeaient avec leurs parens et leurs amis.

. Les habitans de Palanqué ont laissé des monumens qui surpassent en grandeur et en élégance de construction et de sculpture tous ceux du Mexique : c'étaient de grands corps de batimens carrés élevés sur des pyramides et quelquefois surmontés d'une tour. Une tradition du Guati^ mala attribue l'origine de cette nation à un dieu vainqueur de Fenfer, venu après une femme réformatrice de cette société.

Enfin les Péruviens ^ comme toutes les nations américaines , gardaient dans leurs traditions le. souvenir d'une longue migratioit coupée par di^ verses stations ; après quoi une race de rois , enfans du Soleil , s'établit au Pérou sous le nom d'Incas.

Ils avaient trouvé là aussi des peuplades féroce et anthropophages avec lesquelles ils avaient été obligés de lutter pour s'établir.

La doctrine morale de la corruption du monde par la génération, et de la nécessité de s'en rache-

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