‹ Histoire des transformations religieuses et morales des peuplesChapitre 177 sur 187 · HISTOIRE DES TRANSFORBIATIONS CHRÉTIENNES DEPUIS LE SEIZIÈME SIÈCLE · texte numérisé non relu

HISTOIRE DES TRANSFORBIATIONS CHRÉTIENNES DEPUIS LE SEIZIÈME SIÈCLE

DaoB rhistoire que nous venons dé tracer des transformations qui se sont accomplies dans chaque peuple en particulijer, on a pti distinguer d'abord une grande division , en peuples chrétiens et en peuples qui ne le sont pas. Oh k maintenant , nous le pensons , une idée assez: nette de là valeur morale du christianisme , comme seule voie qui puisse mener Thumanité au Wen , pour que nous ne soyons pas obligés de répéter ici lés

différences qui séparent les dogmes et les pratiques de ces religions , de ceux du chrislianisme^ Nous ferons seulement remarquer, comme conséquence de ce qu'on vient de lire dans le dernier chapitre, que le bouddhisme et le mahométisme , pressés , refoulés de toutes parts par les^ natioifô chrétiennes , meurent dans leur immobile stérilité.

Quant aux nations qui se sont développées sous l'influence de la morale révélée psur Jésus- Christ , elles sont elles-mêmes divisées en deux r celles de l'ancien et celles du nouveau monde. Ces dernières , reflets des métropoles qui les ont créées , sont jusqu'à cette heure réduites à vivre de ce mouvement communiqué, qui se dissocie^ en tendance fédéraliste.

Reste donc dans l'ancien monde l'Europe , comme siège des grandes transformations qui préparent l'avenir; et parmi les nations de ce pays brille au plus haut point la France. Nous venons de montrer, en effet, qu'en face de cette grande puissance catholique unitaire, constituée par la royauté française et la fédération des communes soumises à la hiérarchie spirituelle de l'Eglise, toutes les autres nations avaient plus ou moins dévié de la vraie voie. Pendant ce temps , en effet , l'Allemagne s'était formée en

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fédération de petits états sous l'influence du protestantisme : TAngleterre , séparée du Saint- Siége, s'étaitconstituée en royauté à double face, dominée par ses barons et appuyée sur l'égoïsme mercantile : l'Espagne avait tendu sans cesse à se dissocier sous le pouvoir stérile qui luttait en vain contre des prétentions de provinces aristocratiques : les républiques italiennes , suisses et belges , basées sur une noblesse turbulente ou sur un principe populaire impuissant, avaient manqué de Tunité qui pouvait leur donner un but commun : enfin, dans le nord , le serf était resté dominé par la féodalité obstinée de la Pologne, ou par Tautodratie de l'empereur des Russies ; ou, s'il avait été affranchi sur la Baltique, il n'avait pu profiter de sa liberté par défaut d'association protectrice. .

Quant à la papauté , elle était assez dégénérée de sa grandeur morale primitive pour s'être dépravée , non seulement dans ses mœurs , mais encore dans sa pensée religieuse. Elle avait recherché l'alliance de ces Osmanlis qui venaient de s'emparer de l'ancienne Byzance.

Partout l'aristocratie de race était encore vivante et forte , ou du principe unitaire qui la protégeait, ou du principe fédéral qui l'associait,

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OH du jirâaeipe îwitividttel qui l'isokit ett petits corps de durée éphéraère.

€e n'était donc qa'en France que te roi , en' €Oii{iaiit- les. hautttB têtes de b féodalité ^ ^^ait^ rai^^MMshe de lui , paf )à^ le seul essai de hiérar-^ chie spirituelle qui se fût lait dans f ordre civil r la fédération communali».

ReMaiit donc à supprimer absolument le droit dkvMey mr lequel vivait encore une noblesse in-» olâto à rétac et groupée autour du roi comme parasite*

CTétalt là certainement Faele le plus difficile it accomplir^ car 3 s'attaqnait au droit le ^lusin-^ vétéré , celui de la génération âiatéri^e^«

Mois an seirième siède il s'était fait un tel mouvement d^idées^ mie telle révolution dans leâ( choses et les esprits, que Tacte qui ^ tenté deuK cents ans pins tard parait moins étonnant.

Si, à rétran^ nouveauté de la décomnerted-un monde qne se partageaient les nations emti* péennes, Yoa joint le mouvement mwid et scien* ti&qoe qui s'était accompli au sein même à»

nations catholiques, on comprendra quelles ten^ dances portaient les paiples à un grand clrangem^it social»

Les premiers r^ormateors, qui avaient corn*

cm^intEiy.

woàcé le fiA^uffementprotecftant^avaieQt autant ^atlaqqé leç vieas de la nol:>lesse .^ue ^mm. 4n elergé : ils regaiHÏaieHt le^ impprs 4e toule eupèoe comme indip^ de conimaiider spipUuelleoseot ^t tafDforenement. €e ne fut que pl^is tard q^ la Réforme ,p^r ses attaques caaatre le.dogoi^., ^yant /soulevé une ji^^t puiasaul^. indigûatton, 'Oubljasoa Origûife chrétieiiiie pour s'appuyer s«ir 1^ nobles qui lui fouj^nissaiçsit d^aripes, c^t viQt ocliouer deyaut la grande fédération i(jk»s •«o^jpqlmunes françaises. . . >rh

, Mais,, pendant que s^orga^j^aît cette résislaaic^ inaténîeÛereonl^re Thérésie , l€^ prkii^es.et 1^. notions catholique» dem^qdfûçnt eu^^méj^sbes la rjé^^ forme morale du cl^gér la destructioa. de^ alius. Enfin un pape lui-ipéme avouait en pleine 4ili« que le clergé avait été une source de ooiri^uptîoiib lies deux grandes - puissances qui jusquer là avaknt mené le n^onde catholique , le clergé el k noblesse, étaient donc entachées d'incapacité; €t la foi dans les sublimes mystères du dogme commençait à céder aux atteintes du doute dans beaucoup d'esprits que séduisait le désir de jusljh fier les désordres <jLe leur vie passée» En; wtre « les formules scientifiques anciennes, qm expliquaient le cosme, et qui avaient été adoptées par 4e clergé catholique , étaient changées par suite

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de Tapplication de la doctrine morale à Tétude des phénomènes. Mais ces changemens , énoncés par des sa vans qui commençaient et finissaient leurs écrits par une prière , étaient condamnés par le clergé qu'aveuglait le préjugé.Et d'un autre c6té les antagonistes de l'Eglise se servaient de la nouvelle constitution qui était produite pour toi^tes les sciences, comme d'un argument contre le dogme , bien que cette nouvelle formule ne fût pas en contradiction aveclui : c'est qu'il arrivait que les tendances matérialistes» conséquences de la réforme protestante, cherchaient à séparer la science proprement dite de la doctrine morale du sacrifice qu'elles voulaient détruire.

En même temps les^ papes et le haut clergé , infidèles à leur mission de conservateurs du prin^ cipe moral et du type social de la hiérarchie > matériali^ient eux-mêmes les arts catholiques. Ils ai^rouvaient et encourageaient le retour qui se faisait vers les formes païennes de la force physique et de la force génératrice. Sous l'in^ fluence de cette dépravation de l'art chrétien, le grand signe plastique du sacrifice divin, de la fraternité et de l'activité morale, s'écrasait et se rappetissaît sous la forme lourde de V atrium mystérieux du culte païen; et les artistes, oubliant leur mission sacrée, se mettaient à la solde

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