CHAPITRE II
mons , avec lesquels ils formaient un cercle sans commencement et sans fin.
Au-dessous de tout cela il y avait un principe mauvais, mu par un sentiment de haine contre le feu pur, et appelé Misophané (grec).
Le caractère généi*al de la société de Babel répond donc parfaitement , par son dogme , par sa pratique sociale qui n'en est que la réalisation, et par ses transformations intérieures , à tout ce que nous avons, dit des familles primitives. Le caractère guerrier et conquérant correspond bien là aussi avec Torigine chamique de Nembroth , fondateur de Babel ; et enfin le dernier chef social se fait stationnaire lui-même, comme le père primitif, et adopte sa vie mystérieuse. La plus haute puissance spirituelle était donc descendue dans le dernier agent social matériel, et par conséquent , dans cette société, Félaboration logique de la parole révélée était terminée.
11 est très important de remarquer que , dans le dogme que nous venons de rapporter, figure un mauvais principe , complètement opposé au bon et absolument séparé de lui ; et qu'il y a ensuite une autre race mauvaise de démons trompeurs prenant les formes du bien , séparés de la famille divine. Or, cette famille divine est, sur la terre , représentée parla race babylonienne elle-
même , divisée en plusieurs races ou familles secondaires. Cela fait donc trois grandes races séparées dans le dogme : ce qui se rapporte parfaitement à l'histoire que nous avons faite du commencement de cet âge.
Après avoir tracé l'histoire du centre social qui 9 par son caractère sédentaire , sa puissance conquérante » son dogme et son organisation , semble avoir été le successeur direct du centre de Noé , et le réalisateur politique de son principe moral , il nous reste à parler des deux peuples qui figurent à côté de celui-là comme les plus importans : ce sont les Élamites de l'Iran ou les Parsis primitifs , et les Sagas de l'Arménie.