CHAPITRE II
des chefs guerriers , des chefs de territoire et des juges placés dans chaque groupe social ; et enfin la masse guerrière des bandes tirées des peuples qu'il commandait, et qui étaient amenées chaque année pour être enseignées à la pratique des armes. -
Voici en outre le dernier dogme créé par le sacerdoce chaldéen , que nous rapportons comme un exemple frappant de la formule qui résultait de l'élaboration logique du premier âge, et dont l'organisation sociale précédente n'était qu'une application.
11 y avait au plus haut du ciel un grand Dieu sous forme de feu pur, et appelé Or ou Ur. Il habitait une lumière inaccessible, et ne pouvait être approché que par des esprits tnédiateurs. Des profondeurs de son divin abîme émanaient les iEons ou esprits qui produisaient le mouvement du monde.
Venait ensuite Bel , l'intelligence divine, l'âme du monde , créateur de Tordre universel et de l'harmonie musicale , qui unissait le ciel et la terre : sa manifestation était le soleil.
Au-dessous de lui étaient trois classes d'esprits : les dieux , les démons et les héros. Les dieux étaient sous-divisés en ministres , interprètes et conseillers , et formaient la première classe : les
démons étaient divisés en anges et en démons ; et les héros n*avaient poml de demeures fixes.
Ces trois classes étaient appelées vrais dieux , ou dispensatrices des vrais biens.
Puis venait la matière étemelle incorruptible, appelée Nebo , Beeltis et Nergal , manifestée par la hme : c'était de son union avec Bel qu'était née la race babylonienne.
Aa-dessous d'elle étaient des démons trompeurs, prenant toutes sortes de formes, de dieux,, de génies ou d'âmes, pour séduire les honunes et les détourner des sacrifices.
Il y avait six divisions du monde : le milieu du ciel et l'opposé sous la terre ; l'Orient et l'Occident ; le Midi et le Nord. Au Midi étaient douze constellations qui dominaient les vivans ; au Nord douze autres qui régnaient sur les morts. C'étaient elles qui jugeaient les bommes.
Les choses terrestres avaient un consensus avec celles du ciel, et étaient toujours renouvelées par leur influx .
Les hommes bons qui avaient expié par le sacrifice, étaient protégés par les dieux, qui les suivaient pour éloigner d'eux les méchans esprits. Les mauvais hommes qui troublaient les rites et les lieux sacrés, n'étaient jamais accom])agnés par les (lieux el élaienl abandonnés aux mécbans dé-