CHAPITRE I
nie , de celle-ci à la Perse , puis à la Macédoine , et de la Macédoine à Rome. A chaque fois que nous trouverons ces grands empires sur la route de la civilisation que nous suivons , nous dirons comment a été amenée dans chacun d'eux cette nouvelle constitution politique , monarchique ou fédérale, qui cherche l'unité humaine par la force matérielle et la guerre conquérante.
Mais si nous sommes obligés de constater leur impuissance à atteindre le but de la civilisation par cette voie , nous serons aussi forcés , en revenant achever l'histoire de l'Inde, de recon- Hfiître que la formule dogmatique de l'unité spirituelle , basée encore sur l'idée de la chute qu'elle avait adoptée, était aussi incapable d'amener le résultat auquel toutes les nations de cette époque tendirent. Venue d'en haut par l'imposition sacerdotale du dogme , ou venue d'en bas par l'association fédérale sans cesse accrue , la puissance basée sur la doctrine de la chute nous paraîtra également insuffisante.
Alors deux populations du groupe de Japheth, restées pour ainsi dire en dehors jusque-là de ce grand mouvement centralisateur , et ne s'étant développées que sur leurs propres dogmes , les nations européennes du Nord et les nations Ta-
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tares entreront chacune sous nos yeux dans une nouvelle voie.
Les Tatars embrasseront le dernier essai d'application du dogme de Funité spirituelle de l'Inde qui, dans une grande hérésie morale, mettra Dieu dans le monde et le monde en Diep , pour arriver à Tégalité de tous les esprits et de toutes les formes matérielles : ce sera le Bouddhisme , religion qui conduit au suicide de la liberté morale , comme le dogme de la chute , expliqué par les nations restées sur les erremens pratiques du premier âge , les avait amenées au suicide du corps, dernier signe de l'expiation matérielle.
Alors nous verrons les nalions du Nord insurgées contre le colosse Romain , qui avait mis son pied sur elles sans les convaincre de la justice de sa conquête et de la vérité de la morale qui le guidait, venir au devant delà révélation nouvelle, signe divin du sacrifice expiateur extrême , qui doit donner à tous le corps et l'esprit du dieu incarné , pour les affranchir de toute hiérarchie matérielle et de toute contrainte au sacrifice , basées sur le dogme de la chute.
Là commencera une série de nouvelles transformations sociales à laquelle nos pères ont travaillé , et à laquelle nos enfans travailleront après