CHAPITRE l
il défendait les im«^ges divines , ainsi que le font tous ceux qui formulent un dogme stérile , en opposition avec un dogme créateur de formes nouvelles.
Cet isolement moral et cette constitution immobile et unitaire si obstinée était nécessaire h ce petit peuple , qui devait transmettre au Verbe de Dieu, créateur du christianisme, le moyen de relier par sa parole le souvenir de tout le passé à l'avenir qu'il annonçait.
Aussi la tradition non interrompue qui gardait la mémoire d'une partie des faits humains , depuis te principe des temps, fut-elle <îonservée intacte par ce peuple , qui déjà poursuivi et dé* membre plusieurs fois par l'Egypte , n'allait plus figurer dans l'histoire générale que comme peuple conquis, par les puissances babylonienne, perse , macédonienne et romaine , qui avec l'Egypte forment les cinq grands royaumes d<Hit Ja tendance , pendant tout le second âge , fui de ré** tablir l'unité politique terrestre par la conquête.