REMARQUES
plus beau de tous ces rapports, du rapport des . vertèbres avec le crâne”.
En 1806, M. Oken trouve par hasard, dans la forêt du Hartz, une tête osseuse de cerf : en fait de têtes osseuses, il n’en est point de mieux préparées que celles qui se préparent ainsi naturellement; ilexamine cette tête, et tout à coup il est frappé de la belle analogie qui, jusque-là, avait échappé à tous les anatomistes,
Le crâne n’est donc qu'une réunion de vertèbres; et, par conséquent, le squelette se divise en deux couches, une supérieure, composée des vertèbres et du crâne, ou des vertèbres proprement dites et des vertèbres crâniennes, et une inférieure, composée des appendices de la supérieure, des appendices des vertëbres et du crâne, c'est-à-dire de la face, de l’hyoïde, du thorax et des membres.
Voilà ce qui est ingénieux, voilà ce qui est vrai. Mais puis, de vouloir retrouver dans chaque vertèbre du crâne tous les os d’une vertèbre ordinaire, lorsque ces mêmes os varient souvent d'une vertèbre ordinaire à l'autre; mais de vouloir rehouver tous les os du thorax dans le nez, tous les os de la jambe dans la mâchoire inférieure,
1 Voyez, ci-devant, p. 122.
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el jusqu'aux ongles des doigts dans les dents ! voilà ce qui nest plus vrai, encore moins ingénieux, et ce qui rappelle un peu ces gens dont parle Rivarol, « gens qui ne laissent jamais un « bon mot sans en avoir fait une sottise. »
DU PRINCIPE DES ÉVÉNEMENTS SUCCESSIFS, ET DU PRINCIPE DES ÊTRES SIMULTANÉS.
Il y à deux principes : celui de la continuité, qui régit les événements successifs, et celui de la corrélativité, qui régit les êtres simultanés.
Leibnitz avait développé le premier, M. Cuvier a saisi et développé le second. I l’a d'abord appliqué aux seuls rapports nécessaires des parties dans chaque animal, et il l'a appelé le principe des corrélations organiques ; 11 l'a plus tard étendu aux rapports nécessaires de tous les êtres entre eux, et même de toutes les choses du monde les unes avec les autres, et 1l aurait pu l'appeler le principe des corrélations universelles.
1 Voyez, ci-devant, p. 122.