‹ Histoire des travaux de Georges CuvierChapitre 28 sur 94 · REMARQUES · texte numérisé non relu

REMARQUES

n'est pas telle que l'ont imaginée quelques naturalistes, s'ensuit-il qu'elle ne soit pas du tout ?

Il y a un fonds commun d'organisation qui fait l'unité du règne. Je trouve, dans le polype, sensibilité, mouvement, nutrition, reproduchon, etc.; et tout cela dans un tissu en apparence homogène.

Peu à peu, les parties sensibles, les parties motrices, les parties de nutrition, de reproduclon, etc., les nerfs, les muscles, l'organe digestif, les organes reproducteurs, etc., se démêlent et se manifestent.

Toutes les variations arrivent, mais toujours sur ce fonds commun, sur ces premiers germes; et ne voir où ne combattre l'unité (comme dans le débat entre M. Cuvier et M. Geoffroy) que sur quelques exemples tirés du système osseux, SYstème très-accessoire, ce n'est pas avoir saisi, ce n'est pas avoir traité [a question entière.

Je l'ai dit alleurs': « Plus on étudie les ani- € maux, plus on leur trouve de différences, mais « plus aussi on leur trouve de ressemblances. »

1 Dans l’Éloge même de M. Geoffroy. Voyez mes Éloges historiques, t. 1, p.258 et suivantes.

DE LA RÉPÉTITION DES PARTIES LES UNES PAR LES AUTRES DANS LE MÊME ANIMAL.

« Nous appelons du nom d'anatomie comparée, « disait Vicq-d'Azyr, cette science qui oppose la « structure de l'homme à celle des animaux... « ne pourrait-on pas instituer une seconde ana- « tomie qui ne s’occuperait uniquement que des « rapports qu'ont entre elles les parties du même € individu !? »

Cette seconde anatomie avait commencé bien avant Vicq-d'Azyr. On avait remarqué le rapport de toutes les vertèbres entre elles, puisqu'on les avait toutes nommées du même nom, du nom de vertèbres ; on avait remarqué le rapport des deux paires de membres. Et comment eût-il pu en être autrement? cela est, de soi, évident, patent. I n’en est pas de même du rapport du ster-num avec l’hyoïde, du rapport de chaque partie d'un membre avec chaque autre, et surtout du

1 Vieq-d’Azyr : Mémoire sur le Parallèle des extrémités, etc.

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