Biographie universelle, art. Buffon
2. « Dès que Bulîon arriva aux quadrumanes, aux singes, il fut obligé, par leurs nombreux points de ressemblance, d’établir des divisions entre ces animaux, de former des genres et d’indiquer les caractères des espèces. La même nécessité se fit sentir dans l’histoire des oiseaux. Aussi cette histoire est-elle presque entièrement . distribuée d’une manière méthodique; il y a des familles, des genres, qui sont aussi bien faits que ceux des autres méthodistes. On peut donc dire que Buffon, sans l’avouer, a réfuté lui-même les déclamations qu’il a répandues contre les méthodes dans ses divers écrits. » Cuvier , Cours de l' Histoire des Sciences naturelles, troisième partie, tome IV, page 164. L’opinion de M. Geoffroy-Sainl-IIilaire est ici très importante : « Buffon, privé d’abord, dit-il, du principe de la ressemblance des êtres, crut trouver un ordre plus rationnel en procédant du connu à l’inconnu ; mais il ne faut pas se le dissimuler, c’était uniquement un ordre relatif à ses propres besoins... Sa distribution des quadrupèdes, n’ayant pas pour base l'appréciation de leurs rapports de famille et de leurs degrés
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Mais c’est surtout dans Y Histoire des Oiseaux que, comme le remarque M. Cuvier, sa marche devient réellement méthodique. « Au lieu, dit Buffon lui-même, de traiter les oiseaux un à un, c’est-à-dire par espèces distinctes et séparées, je les réunirai plusieurs ensemble sous un même genre *... » En effet, à chaque espèce principale, ou qu’il prend pour type, il joint toutes les espèces, soit de notre climat, soit étrangères, qui s’y rapportent2; il forme ainsi des groupes réguliers, des familles, des genres ; et, presque partout, il respecte les grands, les vrais caractères.
« Rien de plus fautif, dit-il, que la distinction des espèces, fondée sur des caractères aussi inconstants qu’accidentels 3. »
divers d’affinité, n’était et ne pouvait être, pour Buffon, qu’une combinaison propre à déguiser son peu d’habitude dans l’art d’apprécier ces rapports et ces affinités... C’est dans cette portion de son ouvrage (Y Histoire des Singes ) que Buffon renonce au classement tout personnel à lui, et vraiment étranger à la nature des choses, qu’il avait suivi jusqu’alors. Ce qu’il avait condamné dans Linné, il l’adopte alors... » [Éludes sur la Vie , les Ouvrages et les Doctrines de Buffon, page 40, 1838).