‹ Histoire des travaux et des idées de BuffonChapitre 120 sur 236 · Tome III, page Ô2G · texte numérisé non relu

Tome III, page Ô2G

Je dis Y unité physique, et cependant il est bien difficile de. ne voir, dans la question qui m’occupe, qu’une question de physique.

L’unité de l’homme est surtout dans l’unité de l’esprit, dans l’unité de l’âme de l’homme. L’âme de l’homme est partout la même. Je retrouve partout les mêmes vertus, les mêmes passions, les mêmes espérances, les mêmes craintes. «Les nègres, ditBuffon, sont naturellement compatissants et même tendres pour leurs enfants, pour leurs amis, pour leurs compatriotes ; ils partagent volontiers le peu qu’ils ont avec ceux qu’ils voient dans le besoin, sans même les connaître autrement que par leur indigence. Ils ont donc, comme l’on voit, le coeur excellent, ils ont le germe de toutes les vertus; je ne puis écrire leur histoire sans m’attendrir sur leur état; ne sont-ils pas assez malheureux d’être réduits à la servitude 1 ?... »

La question que j’examine ici n’est donc, pour moi, que la question de Yunitê physique de V homme. C’est une question de physique, qu’il faut résoudre par des faits physiques.

Or, le fait physique qui résout toute question d’unité YC espèce est le fait de la fécondité continue. Toutes nos races de chiens ne font qu’une seule espèce, parce que, en s’unissant ensemble, elles

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