‹ Histoire des travaux et des idées de BuffonChapitre 135 sur 236 · Ou plutôt croit voir. Voyez la note 1 de celte page · texte numérisé non relu

Ou plutôt croit voir. Voyez la note 1 de celte page

4. « Je remarque que ces couches sont toujours posées parallèlement les unes sur les autres... » (Tome I, page 75).

Il voit \ enfin, que les montagnes ont partout des angles correspondants 1 2 ; et c’est là le troisième fait.

J’avoue tout de suite, et j’avoue sans peine, que Buffon se trompe sur chacun de ces trois faits ; mais je remarque aussi que l’erreur dans laquelle il tombe , n’est que dans le fait , dans le détail du fait, et non dans la méthode.

Je reviens : Buffon se pose donc trois faits; et, ces trois faits posés, voici comment il raisonne.

On trouve des coquilles et d’autres productions de la mer par toute la terre ; la mer a donc couvert toute la terre.

Les matières qui composent la terre sont disposées par couches horizontales et parallèles ; ces -matières ont donc été amenées et déposées par l’eau , car il n’y a que l’eau qui ait pu les disposer ainsi 3.

1. Ou plutôt croit voir. Voyez la note 1 de la page précédente.

2. « Les angles saillants d’une montagne se trouvent toujours opposés aux angles rentrants de la montagne voisine, qui en est séparée par un vallon ou par une profondeur. » (Tome I, page 73).

3. « Une chose à laquelle nous devons encore faire attention, et qui confirme ce que nous venons de dire sur la formation des couches par le mouvement et par le sédiment des eaux, c’est que toutes les autres causes de révolution ou de changement sur le globe ne peuvent produire les mêmes effets. » (Tome I, page 80).

Enfin , les montagnes ont partout des angles correspondants ; ces montagnes se sont donc formées dans la mer, car il n’y a que la mer, il n’y a que le courant des eaux qui ait pu leur donner ces angles.

u Ce qui prouve évidemment, dit Buffon, que la mer a couvert et formé les montagnes, ce sont les coquilles et les autres productions marines qu’on trouve partout en si grande quantité, qu’il n’est pas possible qu’elles aient été transportées de la mer actuelle dans des continents aussi éloignés ; . . .

: ce qui le prouve, ce sont les couches liorizon- ; taies et parallèles qu’on trouve partout , et qui ne peuvent avoir été formées que par les eaux..., et, enfin, ce qui le démontre incontestablement ,

; ce sont les angles correspondants des montagnes ! et des collines qu’aucune autre cause que les : courants de la mer n’aurait pu former... 1 »

Les coquilles de la mer partout répandues, les i couches de la terre partout horizontales, les ani gles des montagnes partout correspondants, tout .< prouve donc que la terre a été couverte par la mer, j qu’elle a été un fond de mer, et, pour me servir i ici de l’expression même de Buffon, qu’elle est l'ouvrage des eaux2,

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