‹ Histoire des travaux et des idées de BuffonChapitre 134 sur 236 · Tome I, page · texte numérisé non relu

Tome I, page

appellent Buffon hardi , parce qu’il imagine un système. Ils ne voient pas que Buffon est bien plus hardi, lorsqu’il ose donner une théorie. C’est par faiblesse qu’on imagine un système. La faiblesse est de s’en tenir aux causes possibles ; le courage est de remonter aux causes réelles. Le grand esprit n’est pas celui qui imagine , mais celui qui découvre ; la force n’est pas dans l’hypothèse, elle est dans le fait, et la méthode expérimentale est la seule grande méthode.

Soumettant donc la science de la terre, l’histoire du globe, à cette grande méthode, Buffon remarque trois faits principaux.

Il voit \ d’abord , qu’on trouve des coquilles et d’autres productions marines par toute la terre 1 2; et c’est, là le premier fait.

Il voit3, ensuite, que les matières qui composent la terre sont toujours disposées par couches horizontales et parallèles 4 ; et c’est là le second fait.

1. Ou plutôt croit voir ; mais j’expose ici les faits tels que Buffon les a vus; je les exposerai bientôt tels qu’ils sont.

2. « Je vois que, dans l’intérieur de la terre, sur la cime des monts et dans les lieux les plus éloignés de la mer, on trouve des coquilles, des squelettes de poissons de mer, des plantes marines... » (Tome I, page 76).

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