Tome V, page 312 ( Suppléments
Lorsque Buffon pose en règle générale la correspondance des angles des montagnes, il se fie trop à Bourguet comme il se fiait trop à Woodward, lorsqu’il posait en règle générale l’horizontalité des couches ou l’existence des coquilles et des autres productions marines.
« L’assertion de Bourguet, renouvelée par Buffon, sur les angles correspondants des montagnes, souffre, dit Pallas, bien des exceptions dans les chaînes granitiques, et même souvent dans les montagnes des ordres secondaires 1 2. »
Voilà ce que dit Pallas, et voici comment Buffon se corrige lui-même dans les Époques de la nature :
«.... Toutes les montagnes et toutes les collines ont eu, dit-il, deux causes primitives : la première est le feu, et la seconde l’eau... Le feu a produit les premières et les plus hautes montagnes qui tiennent par leur base à la roche intérieure du globe;... ensuite... lorsque les eaux ont couvert toute la surface de la terre..., les mouvements des eaux ont formé des collines dans les vallées ; ils ont recouvert et environné de nouvelles couches
1. «... Les angles saillants de chaque côté répondent réciproquement aux angles rentrants qui leur sont toujours alternativement opposés. » (Bourguet, Mémoire sur la théorie de la terre).