Tome IV, page 1 56 {Minéraux
d’espèces colossales ‘différentes de toutes les espèces actuellement subsistantes1...
« Je le répète, c’est à regret que je quitte ces objets intéressants, ces précieux monuments de la vieille nature, que ma propre vieillesse ne me laisse pas le temps d’examiner assez pour en tirer les conséquences que j’entrevois. . . D’autres viendront après moi qui pourront supputer2...»
Je termine ici cet examen des idées de Buffon. Quand on étudie, avec nous, cette suite toujours croissante de grands travaux; quand on s’élève, comme nous l’avons fait, des idées sur l’économie animale, sur la formation des êtres, sur la géographie zoologique, sur l’histoire naturelle de l’homme, aux idées sur la théorie de la terre, aux idées sur les époques de la nature, on admire ce puissant génie dont la vue toujours domine. Dans les Époques delà nature en particulier, dans ce dernier et ce plus parfait de ses ouvrages, Buffon touche à tout ce qu’il y a de grand dans le temps, dans les faits, dans les forces de la nature, et néanmoins, dans ce livre de Buffon, il y a quelque chose qui paraît plus grand encore que toutes ces grandes choses : le génie de l’homme.