Singularités de la nature
2. Lettres physiques et morales sur l'histoire de la terre et de l'homme , tome 1, page 407.
3. « Démolissons, dit De Luc, toutes les montagnes de nos « anciens continents, transportons à la mer tous leurs maté- « riaux, tant que nous aurons des rivières pour les charrier,
va
un soleil. Il veut qu’elle ait été d’abord brûlante, fluide, et lumineuse par elle-même, et Leibnitz le veut aussi. Quand, dit Bufïbn, la terre fut refroidie, les vapeurs se condensèrent et formèrent les mers qui couvrirent tout, et Leibnitz dit la même chose1. Enfin, Bufîon dit que « l’intérieur de la terre doit être une matière vitrifiée dont les sables, les grès, le roc vif, les granits, et peut-être les argiles, sont des fragments et des scories2; » et, plus d’un demi-siècle avant lui, Leibnitz l’avait dit.
A la vérité, Leibnitz ne dit pas que la terre ait été détachée du soleil par une comète. C’est un petit avantage qu’il laisse à Buffon, qui en paraît très fier. ^
« Je crois, dit-il, que son système (le système de Leibnitz) aurait acquis un grand degré de généralité, et un peu plus de probabilité, s’il se fût élevé à cette idée 3. »
« s’entend... En effet, à mesure que les montagnes s’abaissent, « les rivières diminuent ;... les eaux ne courent plus avec au- « tant de rapidité ;... nos continents ne peuvent donc absolu- « ment point avoir été formés des débris d’anciens continents « détruits par des fleuves. » Lettres, etc. Tome II, page 1 i.
1. « Primus est formalionis gradus, separatio lucis et tene- « brarum.... secundus.... liquidorum discessio a siccis.... » Proiotjœa, etc,, page 3, édition de 1748.