‹ Histoire des travaux et des idées de BuffonChapitre 181 sur 236 · An e.ssay lowards , etc., page 39 de la traduction · texte numérisé non relu

An e.ssay lowards , etc., page 39 de la traduction

2, Tome 1, page 180,

lières, qui les rend plus générales, et qui élève l’esprit au point où il doit être pour voir l’enchaînement des causes et des effets 1 . »

On ne trouve point en lui, il est vrai, ce sentiment religieux, simple et naïf, qui, dans Woodward, par exemple, nous attache si fort à son livre 2.

On se tromperait pourtant, et l’on se tromperait beaucoup, si l’on supposait que, au milieu de toutes les causes qu’il étudie, il n’a pas su voir la cause première. Plus on voit les forces de la nature, plus on les voit toutes subordonnées les unes aux autres, et toutes à une. La science est une suite de révélations, dont la plus sublime est celle de l’Être suprême qui conduit tout. Il y a, si je puis ainsi dire, une échelle de découvertes, dont la plus élevée, la dernière, nous découvre Dieu.

« Les vérités de la nature, dit éloquemment Buffon, ne devaient paraître qu’avec le temps, et

2. « 11 règne dans le monde, dit Woodward, un esprit de scepticisme qui tend à renverser toutes les idées... Ceux qui en sont possédés s’imaginent que les lois de la nature étant fixes, permanentes et invariables, la forme de toutes les choses matérielles est éternelle, que la terre et tous les corps qu’elle contient ont, toujours été et seront toujours dans l’état où ils sont maintenant, qu’ainsi il est inutile qu’il y ait un Dieu. Ils ne peuvent cependant nier qu’il ne doive y en avoir un, si on peut montrer qu’il a été un temps où la terre et les corps qui l’environnent étaient dans un état différent de celui où nous les

le souverain Être se les réservait comme le plus sûr moyen de rappeler l’homme à lui, lorsque sa foi, déclinant dans la suite des siècles, serait devenue chancelante ; lorsque, éloigné de son origine, il pourrait l’oublier; lorsqu’enfîn , trop accoutumé au spectacle de la nature, il n’en serait plus touché, et viendrait à en méconnaître l’auteur. Il était nécessaire de raffermir de temps en temps et même d’agrandir l’idée de Dieu dans l’esprit et dans le cœur de l’homme. Or chaque découverte produit ce grand effet ; chaque nouveau pas que nous faisons dans la nature nous rapproche du Créateur. Une vérité nouvelle est une espèce de miracle, l’effet en est le même, et elle ne diffère du vrai miracle, qu’en ce que celuici est un coup d’éclat que Dieu frappe immédiatement et rarement, au lieu qu’il se sert de l’homme pour découvrir et manifester les merveilles dont il a rempli le sein de la nature ; et que, comme ces

voyons, puisqu’il n’est pas possible qu’ils aient changé sans le concours et l’entremise d’un êlre actif et intelligent... Cette destruction et le rétablissement d’une nouvelle terre, faite des débris de la première, font voir qu’il y a un Dieu. C’est, en effet, une conséquence si nécessaire, qu’elle ne peut être attaquée par ceux qui font quelque attention aux choses les plus communes, et encore moins par ceux qui réfléchissent sur la structure et le mécanisme de noire globe, et sur l’art singulier avec lequel sont disposées toutes les parties qui le composent. » An essuy, etc., page 172 de la traduction.

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