Tome XII, page iij
2. Considérations sur les causes de la grandeur des Romains et de leur décadence, chapitre iv.
3. De la dignité et de l'accroissement des sciences (Traduction de Lasville).
« La philosophie de Démocrite et deces autres contemp'a-
liliales en histoire naturelle n’a été qu’un malentendu. 11 ne faut pas expliquer les choses physiques par les causes métaphysiques, pas plus qu’il ne faut expliquer les choses métaphysiques par les causes physiques ; mais il faut voir dans les choses physiques comme dans les choses métaphysiques le dessein qui y est partout, le grand dessein, c’est-à-dire l’assortiment des choses entre elles, le rapport des causes avec les fins, les causes finales.
Bacon loue Démocrite d’avoir écarté Dieu du système du monde : il dit encore que « la place des causes finales est dans la métaphysique et non dans la physique 1 ; » et moi je dis qu’elle est partout ; car y a-t-il moins de dessein dans les choses physiques que dans les choses métaphysiques ? Y a-
tifs qui ont écarté Dieu du système du monde, et attribué la formation de l’univers à ce nombre infini de tentatives et d’e-ysqis de la nature, qu’ils désignaient par le seul mot de destin ou de fortune, ne reconnaissant pour cause des choses particulières que la seule nécessité, sans l’intervention des causes finales, cette philosophie, dis-je, nous paraît, quant aux causes physiques, avoir beaucoup plus de solidité, et avoir pénétré plus avant dans la nature que celle de Platon et d’Aristote, par cette raison-là même que les premiers ne se sont jamais occupés des causes finales, au lieu que les derniers n’ont lait que rebattre sur ce sujet-là. » De la dignité et de l’ accroissement des sciences. (Traduction de Lasalle).
1. De la dignité et de i accroissement des sciences (Traduction de Lasalle).