‹ Histoire des travaux et des idées de BuffonChapitre 219 sur 236 · Tome VII, page 342 (Oiseaux · texte numérisé non relu

Tome VII, page 342 (Oiseaux

VIE DE BUFFON

rait pas moins étendue1; car Buffon, qui est si grand par la pensée, est plus grand encore par la parole : Grandis est ver bis, comme dit l'orateur romain2.

Il y a, dans le style d’un grand écrivain, le génie et l’art : l’art peut être imité plus ou moins, le génie ne peut l'être. On assure que lorsque Gueneau de Montbeillard publia, sous le nom de Buffon, ses premiers articles , on s’y méprit d’abord, c’est qu’il avait imité l’art de Buffon ; mais on ne s'y méprit pas longtemps, c’est qu’il n’avait pu imiter son génie. L 'art du style appartient moins à l’écrivain ; le génie du style est X homme même 3.

L’art n’est que l’extérieur du style.

Au reste, même pour cet art, pour cet extérieur du style , que Gueneau de Montbeillard est loin de Buffon! Et puis, il imite ! Celui qui imite n’aura jamais de style, parce que, comme le dit Buffon, le style est V homme 4. Madame Necker remarque,

t. Cette belle élude a, d’ailleurs, été faite par un grand maître. Voyez le chapitre sur Buffon, dans le Tableau de la littéralure française au dix-huitième siècle , par M. Villemain (tome 11, page 20l).

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