‹ Histoire des travaux et des idées de BuffonChapitre 26 sur 236 · Tome IV, page · texte numérisé non relu

Tome IV, page

4. Il venait de dire : « Dans la plupart des insectes, l’organilion de cette principale partie de l'économie animale (du cœur) est singulière: au lieu de cœur et de poumons, on y trouve des parties qui servent de même aux fonctions vitales, et que, par celte raison, l’on a regardées comme analogues à ces viscères, mais qui réellement en sont très différentes, tant par la structure que par le résultat de leur action : aussi les insectes diffèrent-ils, autant qu’il est possible, de l’homme et des autres animaux. » (Tome IV, page 12). El des autres animaux : quand Buffon dit seulement les animaux , il entend seulement les animaux vertébrés , et particulièrement les quadrupèdes et les oiseaux. J'ai fait assez souvent cette remarque pour n y plus revenir.

suit l’econümie animale. 45

M. Cuvier, et même que par M. Cuvier parvenu à la seconde moitié de sa vie 1 .

Au reste, tout est ici de génie. « Le cerveau et les sens , dit Buffon , forment une seconde partie essentielle à l’économie animale : le cerveau est le centre de l'enveloppe , comme le cœur est le centre de la partie intérieure de l’animal2. » Il venait d’établir la subordination des organes; il marque ici, et tout aussi sûrement qu’on l’a fait par la suite, la division des deux vies, et le centre particulier de chacune. On dirait des pages dérobées à la science future des Bichat et des Cuvier.

Enfin, il arrive à la prééminence relative de chaque sens dans les différentes espèces; et ce qu’il écrit là-dessus peut être donné , presque partout, comme le modèle d’une analyse expérimentale aussi délicate que neuve.

Il remarque que les animaux ont les sens excellents, et que cependant ils ne les ont pas tous aussi bons que l’homme ; il observe même que les degrés d’excellence des sens suivent dans

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