Voyez mon Histoire des travaux de G. Cuvier
2. Tome IV, pag. 14. Il avait déjà dit : « Revêtons la partie intérieure d’une enveloppe convenable, c’est-à-dire donnons-lui des sens et des membres, bientôt la vie animale se manifestera ; et plus l’enveloppe contiendra de sens, de membres et d’autres parties extérieures, plus la vie animale nous paraîtra complète, et plus l’anima! sera parfait. » (Tome IV, page 9).
IDÉES DE DUFFON
l'animal un autre ordre que dans l’homme ; et de là cette distinction lumineuse des sens relatifs à l'appétit, à l'instinct, et des sens relatifs à la pensée 1 . « Le sens le plus relatif à la pensée et à la connaissance est, dit-il, le toucher; l'homme a ce sens plus parfait que les animaux. L’odorat est le sens le plus relatif à l'instinct, à l'appétit; l’animal a ce sens infiniment meilleur que l’homme : aussi l’homme doit plus connaître qu’appéter , et l’animal doit plus appéter que connaître. Dans l'homme, le premier des sens, pour l’excellence, est le toucher, et l’odorat est le dernier ; dans l’animal, l’odorat est le premier des sens, et le toucher est le dernier : cette différence est relative à la nature de l un et de l’autre2. » Après avoir comparé l’homme aux quadrupèdes, il compare l’homme et les quadrupèdes aux oiseaux. Dans l’homme, le sens du toucher est le premier; dans le quadrupède, c’est l’odorat; dans l’oiseau, c’est la vue3; et, dans chacun de ces êtres, les sensations dominantes suivent le même ordre. « L’homme , dit Buffon , sera plus ému par les impressions du toucher , le quadrupède par celles de l’odorat , et l’oiseau par celles de la vue ; la plus grande partie de leurs