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Tome 1 V, page

IDEES DE IHJFFON

ces deux lois sont générales et vraies. L’erreur n’est donc pas à Buffon, qui a posé de grandes lois, dans les limites où il les a posées aussi vraies que grandes. L’erreur est à ceux qui, venant aujourd’hui, oublient ces limites et veulent appliquer au règne animal entier les lois que Buffon n’avait données que pour une partie de ce règne.

IV. — De quelques autres vues de Buffon sur l’économie animale.

Je trouve dans Buffon tous les premiers germes de la grande physiologie.

Ici, il distingue, dans le corps animal, des matières actives , et, par une vue de génie, il place ces matières actives dans les parties sensibles, dans le système nerveux, dans les nerfs, c’est-àdire dans les parties mêmes qui sont en effet, comme nous le savons tous aujourd’hui, l’organe primordial, le siège du principe actif de la vie ‘.

« Le corps animal est composé, dit-il, de plu-

1. Voyez mes Recherches expérimentales sur les propriétés et les fonctions du système nerveux dans les animaux vertébrés (seconde édition, Paris, 1842 ) : ouvrage où je fais voir que toutes les parties du corps animal tiennent au système ner- \eu\, et toutes les parties du système nerveux à une d’entre elles, laquelle constitue le nœud vital du système et le siège du principe, primitif et un. de la vie.

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sieurs matières différentes, dont les unes, comme les os, la graisse, le sang, la lymphe, etc., sont insensibles, et dont les autres , comme les nerfs , paraissent être des matières actives, desquelles dépendent le jeu de toutes les parties, et l’action de tous les membres *.

Plus loin , il revient, par une vue nouvelle, à la distinction de la vie animale et de la vie organique; et l’état de sommeil, comparé à l’état de veille, lui donne les deux lois opposées de ces deux vies : 1 "intermittence d'action de l’une, et la continuité d'action de l’autre.

«La partie, dit-il, qui est en action pendant le sommeil, est aussi en action pendant 1|l veille : cette partie est donc d’une nécessité absolue, puisque l’animal ne peut exister d’aucune façon sans elle ; cette partie est indépendante de l’autre, puisqu’elle agit seule; l’autre, au contraire, dépend de celle-ci, puisqu’elle ne peut seule exercer son action1 2... Nous pouvons donc distinguer dans l’économie animale deux parties, dont la première agit perpétuellement sans aucune interruption, et la seconde n’agit que par intervalles. L’action du cœur et des poumons dans l’animal qui respire, l’action du cœur dans

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