‹ Histoire des travaux et des idées de BuffonChapitre 28 sur 236 · Oiseaux, tome I, page · texte numérisé non relu

Oiseaux, tome I, page

SUR L ECONOMIE ANIMALE. i7

jugements, de leurs déterminations , dépendront de ces sensations dominantes ; celles des autres sens , étant moins fortes et moins nombreuses , seront subordonnées aux premières, et n’influeront qu’en second sur la nature de l’être b »

Et comme si, dans ces vues de génie , BulTon ne devait rien oublier de ce qui tient à la grande loi de la prééminence relative des organes, il remarque « que le cerveau, siège du sens intérieur matériel, est dans l’homme comme dans l’animal, et que même relativement au volume du corps , il y est d’une plus grande étendue1 2. »

On voit maintenant quelles sont les lois générales que Bufïbn a dues à l’anatomie ; et non seulement quelles sont ces lois, mais comment il les a conçues, mais jusqu'à quel point il les a conduites. La première règle de la critique est de juger les opinions d’un auteur par la science de son époque. On reconnaît bien vite alors que ses généralisations ne sont jamais que des généralisations relatives. Buffon pose Y uniformité de 'plan et les nuances graduées comme deux lois générales ; mais il n’a connu qu’une partie du règne animal, et ce n’est aussi que relativement à cette partie du règne animal qu’il a connue, que

1, Oiseaux , tome 1, page 49.

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