Tome 11, page
SUR LA GÉNÉRATION. G5
la matière qui s'y ajoute, s’y ajoute dans un ordre constant et déterminé L
« Le corps d’un animal, dit Bufïbn, est une espèce de moule intérieur, dans lequel la matière qui sert à son accroissement se modèle et s’assimile au total 1 2... Il nous paraît certain, dit-il encore, que le corps de l’animal ou du végétal est un moule intérieur qui a une forme constante, mais dont la masse et le volume peuvent augmenter proportionnellement, et que l’accroissement, ou, si l’on veut, le développement de l’animal ou du végétal, ne se fait que par l’extension de ce moule dans toutes ses dimensions extérieures et intérieures; que cette extension se fait pUr l’intussusception d’une matière accessoire et étrangère qui pénètre dans l’intérieur, qui devient semblable à la forme et identique avec la matière du moule 3. »
Le moule intérieur n’est donc que le corps de l’animal. Et si le corps entier est un moule , il faut en dire autant de chaque partie du corps, il faut en dire autant de chaque partie de partie.
1. « Que peut-il y avoir qui prescrive à la matière accessoire cette règle, et qui la contraigne à arriver également et proportionnellement à tous les points de l'intérieur, si ce n’est le moule intérieur ? » (Tome II, page 42).