‹ Histoire des travaux et des idées de BuffonChapitre 5 sur 236 · Tome I, page · texte numérisé non relu

Tome I, page

2. Voyez, sur la grande loi de l’importance relative des caractères et sur tout ce qui tient à la méthode, mon Histoire des travaux de Georges Cuvier . Seconde édition. Paris, 1845.

3. Avant lui, on classait les animaux d’après des circonstances extérieures, par exemple, d’après les lieux qu’ils habitent : mettant ainsi les cétacés parmi les poissons, les chauve-souris parmi les oiseaux, etc.

autres divisions fondées sur la nature des choses. Il ne veut plus juger des objets que par les rapports d 'utilité ou de familiarité qu’ils ont avec nous ; et sa grande raison pour cela, c’est « qu’il nous est plus facile , plus agréable et plus utile de considérer les choses par rapport à nous, que sous aucun autre point de vue1.))

Il est curieux de l’entendre exposer lui-même ce qu’il appelle sa méthode. Il imagine un homme qui, ayant tout oublié, « s’éveille tout neuf pour les objets qui l’environnent; » il place cet homme dans une campagne, « où les animaux, les oiseaux, les poissons, les plantes, les pierres se présentent successivement à ses yeux. » — «Bientôt, dit-il, cet homme se formera une idée générale de la matière animée, il la distinguera aisément de la matière inanimée, et, peu de temps après, il distinguera très bien la matière animée de la matière végétative, et naturellement il arrivera à cette première grande division : animal , végétal et minéral; et comme il aura pris en même temps une idée nette de ces grands objets si différents , la terre , Y air et Veau, il viendra en peu de temps à se former une idée particulière des animaux qui habitent la terre, de ceux qui demeurent dans

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