‹ Histoire des travaux et des idées de BuffonChapitre 59 sur 236 · Tome XIV, page · texte numérisé non relu

Tome XIV, page

5. Buffon met dans ce genre, avec les brebis et les chèvres, les gazelles et les chevrotains, qui appartiennent à des genres très

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variétés du cochon ; un autre, le chien avec le loup, le renard, le chacal, etc., etc.

Je m'en tiens à ces premiers genres, et je juge les opinions de Buffon par les faits.

Le cheval , l’âne, le zèbre, sont certainement de la même famille, comme Bufïon le dit ici, et quoique ailleurs il ne le veuille pas, parce que c’est Linné qui le dit1. Mais s’ensuit- il que l’âne vienne du cheval, ou le cheval du zèbre?

Le cheval produit avec l’âne ; le cheval et l’âne produisent avec le zèbre ; mais le mulet , mais l’individu né de ce mélange, est toujours un individu stérile '2. Et il y a bien plus : il y a un fait, un grand fait, que BulTon u’aperooit pas, et qui est la réfutation directe de son hypothèse.

Le cheval et l'âne sont peut-être les deux espèces les plus voisines, les plus semblables entre elles, qu’il y ait dans toute la classe des mammifères. L’œil le plus attentif n’a pu découvrir, jusqu’ici, aucune différence caractéristique entre leurs squelettes. Ajoutez que, depuis des siècles, on les mêle, on les excite à produire ensemble. Assurément, si jamais une transformation avait pu

différents. Mais je n’examine pas ici les genres de Buffon sous le point de vue zoologique ; je ne cherche que ses idées sur lu transformation des espèces.

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