‹ Histoire des travaux et des idées de BuffonChapitre 76 sur 236 · III. — Inn aence de la domesticité sur la fécondité · texte numérisé non relu

III. — Inn aence de la domesticité sur la fécondité

' La domesticité augmente beaucoup la fécondité : le chien libre n’a qu’une portée par an , et que cinq ou six petits par portée ; le chien domestique de grande taille 1 2 a deux portées , et jusqu’à douze et dix-neuf petits par portée.

Le lièvre, espèce sauvage très voisine dujapin, n’a que deux ou trois portées par an, et que trois ou quatre petits par portée ; le lapin domestique a une portée par mois, et de cinq à neuf petits par portée.

Le sanglier, souche de notre cochon domesti-

1. Ces trois lois sont vraies en général, surtout la troisième ; mais, pour établir, en ce genre, des lois complètement sûres, il faudrait beaucoup plus de faits que n’en avait Buffon, et peut-êre même qu’on n’en a encore. Voyez le Rapport que j’ai fait à l’Académie sur la Table de la fécondité , publiée dans ces derniers temps par M. Bellingeri : ( Comptes rendus des séances de l'Académie des Sciences, tome IX, page 33S ).

2. Le cliien domestique de petite taille (race plus faible) n’a pas toujours deux portées par an ; souvent il n’en a qu’une, et il n’a qu’un ou deux petits par portée.

que, n’a qu’une portée par an, et que huit à dix petits par portée; le cochon domestique a deux portées, et jusqu’à quinze, jusqu'à vingt petits par portée.

Enfin, Vaperea, souche du cochon d’Inde, n’a qu’une portée par an et qu’un ou deux petits par portée; et le cochon d’Inde, a six portées par an, et jusqu’à huit, jusqu’à douze petits par portée.

« Dans les animaux domestiques soignés et bien nourris, dit Buffon, la multiplication est plus grande que dans les animaux sauvages ; on le voit par l’exemple des chats et des chiens qui produisent dans nos maisons plusieurs fois par an, tandis que le chat sauvage et le chien abandonné à la seule nature ne produisent qu’une seule fois chaque année. On le voit encore mieux par l’exemple des oiseaux domestiques. Y a-t-il dans aucune espèce d’oiseaux libres une fécondité comparable à celle d’une poule bien nourrie ? Et dans l’espèce humaine, quelle différence entre la chétive propagation des sauvages, et l’immense population des nations civilisées et bien gouvernées 1 ! »

J. Tome 111, page 24 ( Suppléments ).

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