LOIS
avec plusieurs brebis; et il obtint neuf mulets, sept males et deux femelles. Il obtint, l’année suivante, de la même union du bouc avec les brebis huit autres mulets , dont six males et deux femelles1. D’un autre côté, l'accouplement d’une louve et d’un chien 2 donna quatre mulets, trois mâles et une femelle. Buffon s’assura d’ailleurs, par de nombreuses informations, que, dans l’accouplement de l’âne et de la jument, le nombre des mâles l’emporte constamment sur celui des femelles. Enfin , la prédominance des mulets mâles sur les mulets femelles lui parut bien plus grande encore dans la classe des oiseaux ; car, sur dix-neuf petits , provenus d’une serine et d’un chardonneret, il n’y eut que trois femelles.
« Ainsi , dit Buffon , le nombre des mâles dans les mulets du bouc et de la brebis , est comme 7 sont à 2 ; dans ceux du chien et de la louve, ce nombre est comme 3 sont à 4 ; et dans ceux des chardonnerets et de la serine, comme 16 sont à 3. Il parait donc presque certain que le nombre des mâles, qui est déjà plus grand que celui des femelles dans les espèces pures, est bien plus grand encore dans les espèces mixtes 3. »