Dans la machine qu’il imagine pour expliquer l'homme
2, Tome IV, page 387.
DES BÊTES
Oublions le petit mécanisme des esprits animaux, imaginé par Descartes; oublions toutes ces petites explications de ce qui ne s’explique pas, l’action du cerveau, l’action intime de l’organe, et remarquons une belle et grande vue, grande et belle surtout au temps de Descartes : la vue de supprimer toutes les âmes végétatives et sensitives, dont les anciens avaient embarrassé la science, la vue de réduire tout, dans la brute, à l’organe et à la fonction de l’organe.
«Je désire, dit Descartes, que vous considériez après cela que toutes les fonctions que j’ai attribuées à cette machine, comme la digestion des viandes, le battement du cœur et des artères, la nourriture et la croissance des membres, la respiration, la veille et le sommeil... ; l’impression des idées dans l’organe du sens commun et de l’imagination; la rétention ou l’empreinte de ces idées dans la mémoire ; les mouvements intérieurs
des appétits et des passions Je désire, dis-je,
que vous considériez que ces fonctions suivent toutes naturellement en cette machine de la seule disposition de ses organes..., en sorte qu’il ne faut point, à leur occasion, concevoir en elle aucune âme végétative ni sensitive , ni aucun autre principe de mouvement et de vie h.. »
J, Topie IV, page 427.
MECANISME