‹ Histoire des travaux et des idées de BuffonChapitre 86 sur 236 · Tome IV, page · texte numérisé non relu

Tome IV, page

DES BÊTES

tite hypothèse, un petit mécanisme pour expliquer toutes ces choses; et, quoique écrivant un siècle après Descartes, il n’est guère plus sage. Aux esprits animaux, il substitue les ébranlements organiques. Par ces ébranlements organiques , il explique tout. Ces ébranlements sont-ils agréables ? ils font naître l’appétit; désagréables? ils font naître la répugnance1. Le chien qui a été corrigé, battu, refuse-t-il de toucher à la proie qu’on lui offre ? c’est que « les ébranlements de la douleur se renouvellent en même temps que ceux de l’appétit se font sentir 2. » Le chien se décide-t-il à recevoir cette proie de la main de son maître ? c’est que cc l’ébranlement causé par l’action de son maître, de la main duquel il a souvent reçu ce morceau qui est l’objet de son appétit..., devient la cause déterminante du mouvement3. »

Laissons les ébranlements organiques , et voyons le fond des idées.

Buffon accorde aux animaux des sensations, du sentiment, de la mémoire, des appétits, des

1. Les impressions, transmises parles sens extérieurs, «s’arrêtent sur le sens intérieur, et produisent dans le cerveau qui en est l’organe, des ébranlements durables et distincts. Ces ébranlements sont agréables ou désagréables... et font naître l'appétit ou la répugnance... » (Tome IV, page 34).

Page 1