‹ Histoire des trois journées de Février, 1848 (volume 2)Chapitre 14 sur 34 · S XX · texte numérisé non relu

S XX

Que s'était-il passé? quelle agression pouvait expliquer cette boucherie? La foule était paisible, la colonne arrêtée. Aucune sommation, aucun avertissement, aucun roulement de tambours n'avait précédé cette épouvantable décharge. On a dit qu'un coup de pistolet avait été tiré et avait frappé le cheval du commandant. Était-ce là une attaque qui méritait une aussi exécrable répression? Un témoin oculaire nous assure n'avoir entendu que l'ordre de croiser la baïonnette. Quoi qu'il en soit, la vérité n'est pas encore connue, le sera-t-el le jamais?

Un mystère couvre ce drame nocture qui fut l'arrêt de mort de la royauté. Le doigt de Dieu était là, tout un passé devait crouler, et les fusils sont partis.

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