‹ Histoire des trois premiers siécles de l'église Chrétienne (volume 2)Chapitre 158 sur 387 · TÉMOIGNAGE DES ADVERSAIRES · texte numérisé non relu

TÉMOIGNAGE DES ADVERSAIRES

t'ranchemeut à Jésus-Christ : « Nous te louons, nous te célébrons, ô Dieu, roi céleste, Père tout-puissant! 0 Seigneur, Fils unique, Jésus-Christ, Agneau de Dieu, Fils du Père, aie pitié de nous, reçois notre prière. »

Il n'est pas jusqu'aux adversaires de l'Eglise qui ne rendent témoignage à sa foi, témoin le fameux passage de la lettre de Pline sur les hymnes que les chrétiens adressent au Christ comme à leur Dieu. Rappelons nous, en outre, les attaques du Juif Tryphon et du philosophe païen Celsc contre l'idée que le Nazaréen ait été le Fils du Très-Haut, et plus spécialement contre l'incarnation'. Après cette confession implicite de la foi de l'Eglise, plus péremptoire qu'aocane autre, nous avons des témoignages formels et précis sur les croyances communes à tous les chrétiens. Nous n'avons pas à examiner actuellement sous quelles influences se forma l'idée d'une règle de foi plus ou moins imposée ; ce serait aborder prématurément le développement dogmatique de la notion d'autorité qui dépend de toute la direction de la pensée religieuse. Mais à part cette question spéciale et délicate, les déclarations des Pères suffisent pour mettre en pleine lumière ce qui constituait la foi universelle de la chrétienté du deuxième et du troisième siècle. Justin Martyr nous donne un résumé très-clair de ce que l'Eglise de son temps reconnaissait comme l'accomplissement des prophéties : « Les saints oracles, dit-il , nous annoncent celui qui, né d'une vierge, devait, une fois l'âge viril atteint, guérir toute maladie et

1 Pline, Epist., lib. X, ép. 46. Justin, Dial. cum Tryph., p. 250 (édit. de Paris). Origène, Contra Ce/5., IV, 3 et suiv. [Opéra, \, 503-506.)

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