PRIÈRES D'ADORATION A JÉSUS-CHRIST
de système le plus audacieux, de tirer autre chose de la table eucharistique et de la réduire à un rite sans mystère. " Ce repas, dit Justin, s'appelle eucharistie, car il n'est permis d'y participer qu'à celui qui croit à ce qui est enseigné par nous, et qui a reçu le baptême pour la rémission de ses péchés et la nouvelle naissance '. » Les prières et les cantiques, qui occupent une large place dans le culte, et que nous retrouvons dans les documents liturgiques, épanchent à flots pressés cette adoration pour le Dieu Sauveur, en retraçant dans un langage coloré et ardent jusqu'au lyrisme l'oeuvre rédemptrice et ses phases principales. Je ne citerai qu'un seul fragment delà liturgie alexandrine: « Nous te rendons grâce, Seigneur, par ton Fils bieu-aimé Jésus-Christ, que tu as envoyé dans les derniers jours pour être notre Sauveur et notre Rédempteur. C'est bien là le Verbe qui vient de toi, et par lequel tu as fait toutes choses. Il a été fait chair et il a été manifesté ton Fils par l'Esprit- Saint. » La doxologie est ainsi conçue : « Accorde-nous ton Saint-Esprit, pour la confirmation de notre foi dans la vérité, afin que tes saints te célèbrent et te louent dans ton Fils Jésus-Christ, dans lequel tu as la gloire et la puissance dans ta sainte Eglise, dès maintenant au siècle des siècles. » La prière se termine par ces mots : « Au nom de ton Fils unique, dans lequel à toi avec lui etle Saint-Esprit soient honneur et puissance à jamais! » Ailleurs, dans cette même liturgie, l'invocation s'adresse
^ 'Hç O'jBsvi àXXtp ]x.z-ZT/jXi èçov èsTtv, yj tû ~\Q-,z.i)ZU-<.. (Justin, ApoL, II, p. 97). Voir la Liturgie de l'Eglise d'Alexandrie. Bunsen, Analeda Antenicxna,\. III, p. 101.